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Petite pause après l'effort ! [PV : Fuyu Kodoku]


Jeu 10 Nov - 21:58
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Ryou Yamada
Le réveil sonna à nouveau, comme tous les matins, sauf que cette fois-ci ce n’était pas pour aller en cours, non, c’était pour une toute autre raison : il voulait faire du sport ce matin. Se dégourdir les jambes comme il le faisait au moins trois fois par semaine au minimum en fait. Il ferma ce fichu réveil qui commençait à sérieusement lui échauffer les oreilles. Une fois fermé, il se leva et se dirigea –sans pour autant refaire son lit, vers la salle de bain pour dans un premier temps prendre une bonne douche bien chaude histoire de sentir bon.

Après avoir terminé de se doucher, il s’étira longuement avant de fixer ses vêtements un peu partout dans la pièce. En effet, il ne rangeait que très rarement ses vêtements, même ceux étant propres, étant donné qu’il n’était pas du genre à faire attention à tous les détails lorsqu’il était seul… Et comme c’était le cas, et bien il ne s’ennuyait pas du tout à mettre sa chambre en ordre, ce qui était plus chiant en fait… Il est bien plus simple de foutre le bordel que de devoir ranger le désordre que l’on a soi-même établit ! C’était toute sa logique.

En même temps, il avait raison, pourquoi se casser la tête à ranger une pièce qui ne lui appartenait de toute évidence, pas ? C’était futile et une véritable perte de temps. Sauf s’il devait recevoir de la visite… C’était une toute autre histoire. Enfin soit ! Après s’être rapidement brossé les dents, le jeune homme retourna dans la chambre, enfilant un caleçon noir ainsi qu’une chemise blanche à courte manche, qu’il laissa ouverte, une vue plongeante sur son torse. Il enfila ensuite un pantalon trois quarts noir et pour terminer, ses chaussures, l’air un peu fatigué tout de même.

Il prit également une montre blanche qu’il plaça à son poignet gauche : et oui, il était toujours assortit ! N’allez pas croire qu’il ne prenait pas garde à son apparence non plus ! Bande d’imbéciles… Finalement, il prit son sac de sport avant d’y placer un short de rechange, ainsi que des chaussettes et pourquoi pas, du déodorant ainsi qu’une nouvelle paire de chaussure. Ce n’était que par pur précaution, je vous l’accorde ! Quoi qu’il en soit, il était fin prêt et il n’avait plus qu’à sortir de sa chambre, ce qu’il ne tarda bien évidemment pas à faire.

Une fois sortit, il se dirigea directement vers le campus, là où se trouvait le terrain de sport. Bien évidemment, aujourd’hui il ne comptait pas seulement faire des tours de pistes, mais il comptait surtout faire quelques séances d’exercices physiques, tel que des pompes, des abdominaux et bien d’autres encore. Il savait aussi qu’il y avait quelque machines de musculations placé à l’extérieur, ce qui ne pouvait que lui être vraiment bénéfique en ce magnifique jour… Sans plus hésiter donc, il accéléra le pas histoire d’y être le plus tôt possible et n’être dérangé par personne, car en général, quelqu’un qui vient s’amuser à vous déconcentrer, c’est énervant…

Quoi qu’il en soit, il ne lui fallut que très peut de temps pour arriver à destination : lorsqu’il s’agit de s’entraîner, il était toujours prêt et surtout de très bonne humeur pour être honnête. Aujourd’hui, il évitera peut-être de s’endormir en pleine séance cependant ! Ce serait un peu embêtant s’il venait à s’étouffer avec une barre de soixante kilogrammes en développé couché… Enfin, cela ne lui était arrivé qu’une seule fois, heureusement qu’une personne bien aimable avait eu l’idée de l’aider, sinon il ne serait déjà plus de ce monde !

Le premier réflexe qu’eu ce grand gaillard, fut d’aller se changer dans les vestiaires. Il resta cependant torse-nu, prenant ensuite ses gants qu’il utilisait assez souvent lorsqu’il devait faire de la musculation : ainsi, il évitait l’irritation au niveau de ses paumes de mains. C’était pratique, car vous pouvez me croire, c’est assez ennuyant lorsque la peau est usée à cet endroit-là… Surtout que généralement, cela peut aussi faire assez mal, cela dépend de la sensibilité à la douleur de certaines personnes, évidemment… C’était plusieurs facteurs qui… Bon d’accord on en a rien à foutre !

« Une bonne petite séance d’exercice pour débuter la journée ! »

En effet ; il allait suer et sans doute puer, mais c’était pour garder la forme qu’il faisait cela. Dans un premier temps, il alla s’allonger sur un tapis pour ensuite commencer à faire quelques abdominaux, ayant maintenu ses jambes –croisées, en l’air, histoire d’augmenter la difficulté de l’exercice. Il réalisait le tout par des séries de cent abdos, le faisant au total trois fois. C’était assez douloureux : tant mieux, cela voulait dire que cela travaillait vraiment bien ! C’était réellement une bonne chose, pour être franc, c’était tout ce qu’il recherchait.

Une fois ses trois fameuses séries terminées, il se positionna en position de pompage, et il repartit pour trois nouvelles séries de cinquante pompes cette fois-ci. En même temps, des pompes c’était bien plus dur que de simples abdos. Cependant, plutôt que de faire des pompes à deux mains, il les faisait à une seule main pour augmenter la difficulté, à nouveau. On pouvait aisément voir d’ailleurs qu’il était en train de forcer, de par les veines battantes qui ressortaient légèrement au niveau de ses tempes, mais surtout au niveau de son avant-bras droit. Et aussi, il comptait à voix audible évidemment.

« 98… 99… Et… 100 !!! » Après cela, il fini par s’allonger sur le ventre, épuiser, alors que son dos était tout reluisant de transpiration. Mais alors qu’il était allongé, il remarqua qu’il y avait des pieds non loin de lui… Il fut surpris de voir quelqu’un étant présent aussi tôt, en fait…

Ven 11 Nov - 17:06
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Fuyu Kodoku
Le soleil venait à peine de se lever, mais les yeux sombres de Fuyu s’ouvrirent déjà sur ce début de matinée. Après un sommeil troublé par de nombreuses agitations dues à d’ancien souvenirs représentés sous forme de rêve –Ou de cauchemar, elle avait prit l’initiative de se lever étant donné la difficulté à retomber dans les bras de Morphée. Ce n’était pas un jour de cours, et de toute façon, même si c’était le cas, elle ne ressentait aucune envie de s’y rendre. Elle rentra dans la salle de bain et entreprit de prendre une douche froide. Après quoi, elle se lava les dents et se coiffa négligemment ; laissant ses cheveux détachés retomber en cascade sur son dos. Elle avait drôlement sué pendant la courte durée où elle s’était assoupie, et quelques mèches de sa chevelure écarlate s’étaient collées. Par conséquent, elle avait l’impression qu’il faisait chaud, même à une heure aussi avancée de la matinée

Elle retourna dans la chambre, ouvrit l’armoire et choisit un short noir qui lui arrivait aux mi-cuisses avec un débardeur de la même couleur. Elle prit aussi des socquettes et enfila ses converses grises avant de se diriger vers la porte, déposant une main sur la pognée C’est alors qu’elle bascula la tête en arrière pour vérifier si tout était en ordre. Se giflant intérieurement, elle revint sur ses pas et fit à la va-vite son lit avant de tâter son bureau de la main et de prendre le seul biscuit qui s’y trouvait. Elle vint le coincer entre ses dents et sortit alors de son dortoir, s’engageant dans les longs, sombres et silencieux couloirs du premier étage avant de descendre les marches et de sortir de l’établissement scolaire –Les classes et les chambres, quoi.

C’était bien beau tout ça, mais où allait-elle bien pouvoir aller ? Trouver un insomniaque, tiens ! Oui mais qui ? Et surtout où. Fuyu semblait réfléchir un instant, mais ses pieds la guidèrent déjà vers le Campus et elle ne s’y opposa pas. Soit elle ne trouverait personne et elle trouverait un endroit calme où passer le reste de la journée et de la soirée, soit elle trouverait quelqu’un et elle discuterait ou autre avec lui. Après bon, cela dépendait de la personne en question. Néanmoins, il fallait s’attendre à quelque chose. Il était loin de faire bon, et une brise matinale se leva sur cette île perdue du Japon. La jeune fille en eut des frissons tandis qu’elle poussa un juron en enfouissant ses mains dans les poches de son short. Non mais vraiment, quelle idiote elle pouvait faire ! S’habiller aussi légèrement alors qu’elle savait très bien qu’ils étaient en plein saison chaude.

Passons, parler du fait qu’elle n’avait rien d’un génie ne nous mènera pas à grand-chose et nous pourrons débattre sur cela des heures. La voici qui se dirigeait vers les terrains de sports. Toute activité physique –Sportive, hein- qu’elle aimait pratiquer était la boxe anglaise. C’était le seul sport en sa connaissance où on pouvait asséner à ses adversaires des coups de poings et de pieds réguliers. Il devait bien y en avoir d’autres ; elle ne les connaissait pourtant pas. Pour en revenir à notre sujet, ce sport ne nécessitait pas de terrains, du coup, elle ne s’aventurait dans cette partie là de Tsukimori que très rarement. Et pourtant, vous me diriez qu’elle pourrait éventuellement faire la rencontre de beaux athlètes. Le seul qu’elle connaissait et qui répondait à ces caractéristiques était sans nul doute Ryou. Bah, en même temps, c’était tout bonnement le seul athlète qu’elle connaissait. C’était son grand frère à titre affectif, pour faire vite. Cela ne servirait pas à grand-chose de s’attardait sur lui, du moins, pas pour le moment. Et puis, elle n’était pas à la recherche de l’amour comme la plupart des adolescentes de son âge ; elle préférait de loin s’amuser.

Toujours dans ses réflexions, son regard se posa sur la silhouette, masculine à première vue, qui faisait des pompes sur une main. Elle ne réussit pas à déceler l’identité de cette personne et décida de se diriger vers elle. Elle marchait doucement, son regard valsant sur l’ensemble du terrain. Bah, c’est qu’il y avait des drôlement matinaux ici ! Quoiqu’il en soit, quand elle arriva à sa hauteur, elle avait comprit de qui il s’agissait depuis déjà un moment. Coïncidence ? Bah, si vous voulez. C’était Ryou qui était désormais allongé à plat ventre. Logique après les pompes qu’il venait de se taper !

Fuyu se tenait devant lui, à quelques mètres, le regardant avec un sourire amusé. Elle s’accroupit en laissant son regard se baladait sur son dos en sueur. Il n’y était pas allé de main morte. C’est ce qu’elle en déduit, malgré le peu de connaissance qu’elle avait dans ce domaine. Mais bon, il ne fallait pas s’y connaître pour faire une déduction aussi simple. Sa tête légèrement penchée à gauche, elle ouvrit la bouche, laissant échapper quelques paroles.


– Je ne te dérange pas… Grand frère ?

Il fallait la comprendre, elle ne voulait pas déranger le jeune homme. Se réveiller tôt devait être un supplice pour tout le monde et en plus faire du sport, cela ne devait pas être des activités les moins fatigantes, alors elle posait la question. Juste pour savoir si elle n’était pas de trop, de toute façon, elle n’avait aucune envie de retourner dans son dortoir alors elle resterait. Le tout était de savoir si elle allait passer du temps avec Ryou ou pas. Bon je vous l’accorde, nous nous sommes assez étalés sur le pourquoi de ses paroles. Il ne reste plus qu’à attendre la réponse du jeune homme.

Fuyu se releva, redressant sa tête, avec le même sourire amusé accroché à ses lèvres. Elle n’aimait pas sourire en temps normal, mais avec lui, c’était autre chose. Pour le moment, c’était le seul à avoir réussit à gagner sa sympathie, alors autant en profiter. Malheureusement, son regard ne changeait jamais, et ce, même en étant avec lui. Elle voulait bien faire des efforts et les faisait, mais la même froideur y était présente. Tout ce qui jouait en sa faveur c’était ses sourires. Du plus banal au plus expressif. Bref. Pas la peine de faire un cours sur la drôle de personne de Fuyu.
Autant en revenir à la situation présente.


Dernière édition par Fuyu Kodoku le Jeu 24 Nov - 10:28, édité 1 fois

Mer 16 Nov - 20:45
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Ryou Yamada
Le moins que l’on puisse dire, c’était que ses exercices l’avaient vraiment exténué ! Et encore, il n’était pas encore près à s’arrêter tout de suite. Il allait juste marquer une courte pause afin de pouvoir reprendre correctement la suite de sa séance d’entraînement. Pour quelqu’un qui a un corps et une condition physique égale à la sienne, il faut bien l’entretenir pour éviter de finir dans un bien piteux état ! Ce qui serait dommage vu le succès apparent qu’il a avec plusieurs filles. Enfin, ce n’est qu’une petite parenthèse, passons ce petit détail anodin, même s’il garde une légère importance.

Alors qu’il venait tout juste de terminer ses premiers exercices, il avait constaté qu’il n’était plus seul ici. Il se demandait que cela pouvait bien être, mais n’eu pas le besoin de relever la tête que cette personne vint lui adresser la parole sans plus tarder. Une voie douce qu’il connaissait très bien lui titillait les tympans. Cela ne pouvait être qu’une et une seule personne : Fuyu, sa « petite sœur ». Il l’adorait littéralement et était très protecteur avec elle, ce qui dans un sens était normal de la part d’un grand frère. Cette dernière lui avait d’ailleurs demandé si elle ne dérangeait pas… Quelle question !

« Salut petite sœur ! Ne t’inquiète pas pour ça, je vais faire une petite pause pour discuter avec toi. »

Il avait dit ces mots avec sincérités et surtout avec douceur. Il était joyeux, malgré le fait qu’il était assez épuisé. Bon d’accord, il avait tout de même pas mal abusé sur cette séance pour débuter, mais que voulez-vous, il a pour but de toujours aller de l’avant et donc de se donner à fond. Il reste toujours dans l’optique de se donner à fond. Il avait toujours eu cette habitude là et cela n’allait pas changer du jour au lendemain. Quoi qu’il en soit, il était motivé !

Il se dirigea ensuite vers son sac, s’étant relevé lentement, et en sortit finalement une bouteille d’eau bien fraiche. Tellement que même au simple toucher du récipient, on pouvait en avoir des frissons dans tout son corps. Il ouvrit lentement cette dernière avant de porter celle-ci à ses lèvres, fermant les yeux pour en boire une, deux et finalement plusieurs gorgées. C’était une bouteille d’un litre et demi, il pouvait au moins se faire plaisir ! Et même pour se rafraichir un minimum, il en versa lentement sur sa tête, ses cheveux ainsi que son visage étant totalement mouillé.

Mais maladroit comme il était, l’eau avait également coulé sur son torse et son dos, et même un peu trop bas ! Le malheureux avait désormais le bas du dos complètement « gelé » et ne pouvait s’empêcher de tressaillir, alors qu’il passa rapidement ses mains sur son visage histoire qu’il ne reste pas totalement mouillé. Il regarda ensuite à nouveau sa petite sœur en lui adressant l’un de ses plus beaux sourires. Non, il n’allait pas lui demander de venir se réfugier dans ses bras étant donné qu’il avait quand même transpiré, mais il ne pouvait s’empêcher d’aller lui embrasser la joue en guise de salutation tout de même.

« Alors, raconte moi, comment ça se fait que tu traînes par ici sœurette ? »

Il avait dit cela le sourire aux lèvres évidemment, restant également debout alors qu’il posa de nouveau sa bouteille au sol, croisant ensuite ses bras. Il était du genre curieux lorsqu’il s’agissait de sa petite sœur, étant donné qu’il était également fort protecteur, Ryou tendait à vouloir savoir à peut de choses près, tout ce qu’il pouvait arriver à Fuyu, sa petite préférée en fait. Oui, c’était sa préférée, bien qu’il ne le montrait pas, il savait pertinemment qu’elle était peut-être celle qui avait eu le plus lourd passé, peut-être autant voir plus que lui.

C’était pour cela qu’il avait tendance à plus s’occupé d’elle. Étrange ? Non, c’est juste un bon grand frère qui ne supportera jamais voir les larmes de la jeune fille coulées. Il ne les avaient encore jamais vues, mais il se doutait qu’il n’aimerait guère voir cela, c’était donc pour cette raison qu’il prenait les devants et qu’il était prêt à tout pour la faire sourire sans cesse, et quand je dis tout, c’est vraiment tout ! Enfin, peut-être pas dans l’abusif non plus n’exagérons pas !

Jeu 17 Nov - 17:01
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Fuyu Kodoku
Sacré Ryou ! Il a toujours ce sourire accroché aux lèvres et rien qu’en voyant ça, Fuyu en fit de même. Un réel sourire, pour une fois. Elle le vit se relever et se diriger vers son sac, l’ouvrant et retirant une bouteille d’eau d’un litre et demi à vue d’œil bien fraiche. Il l’ouvrit, en but quelques gorgées et en versa un peu sur sa tête, question de se rafraichir. Par la même occasion, son dos et son torse se retrouvèrent mouillés. Dois-je signaler que c’était accidentel ? Malgré le fait qu’il était son grand frère, Fuyu ne put s’empêcher de se mordiller légèrement la lèvre inférieure. Une adolescence de quinze voyant un jeune homme un peu plus âgé qu’elle, au corps parfait et au visage d’ange ne pouvait en faire autrement à la vue de cette scène plutôt… Sexy. Son regard croisa dès lors le sien et elle ne réussit pas à couvrir quelques rougeurs avant de se reprendre rapidement. Elle écouta les paroles que lui avaient adressées Ryou et haussa les épaules. Qu’est ce qu’elle faisait ici à une heure aussi hâtive, il est vrai que cela relève quelques questions. Elle ne répondit cependant pas de suite, se remettant d’abord les idées en place. Elle savait pertinemment qu’il était un athlète, mais de là à se lever aussi tôt pour faire des exercices, ce n’était plus du sport mais de l’acharnement et pas plus de l’envie qu’une obsession. Elle espérait réellement ne pas le déranger bien qu’il lui a affirmé le contraire il y a de cela quelques instant seulement. Elle ne fit aucun autre commentaire sur ça, préférant simplement s’attarder sur les derniers mots du brun.

Fuyu afficha un léger sourire, mélangeant taquinerie et amusement, et laissa son index trainer sur son torse, allant recueillir quelques gouttes d’eau au passage alors qu’elle releva un peu la tête pour venir plonger son regard sombre dans le sien. Machinalement, elle amena ce même doigt vers ses lèvres, le coinçant entre ses dents. Basculant la tête en arrière, elle le retira lentement de sa bouche pour pouvoir répondre aisément.


– Disons que j’ai eu une nuit agitée. M’enfin, dans le sens où j’ai eu quelques agitations et non pas de la compagnie.

Elle afficha un sourire amusé sachant que son grand frère pouvait avoir l’esprit bien tordu quand il s’y mettait, bien qu’il n’ait jamais utilisé ce petit coté pervers en sa présence. De toute façon, ce n’était pas bien dur à faire cette conclusion même si elle ne le connaissait pas aussi bien. Ryou, 19 ans, athlète et pas mal dans ce genre. Voir pas du tout mal dans son genre. Il avait du succès avec toutes les filles, et avouons-le, Fuyu n’était pas une privilégiée. Elle le trouvait à son goût mais il y a deux raisons qui l’empêchent de faire quoique ce soit. Elle n’est est pas amoureuse, elle l’aime comme son grand frère. Deuxièmement, il avait quand même quatre ans de plus qu’elle. Vu la façon dont elle tenait à lui, elle ne voulait ni le mettre mal à l’aise, ni lui faire avoir des problèmes.

Et puis, à quoi elle pensait là ? C’était son grand frère, point. Elle le laissait aux autres groupies trop collantes ou simplement aux simples joueuses, comme sa seule réelle amie au pensionnat pour le moment, Honey. Elle savait bien qu’elle en était éperdument amoureuse, mais là encore, elle ne se mêlerait de rien. C’est leurs affaires, après tout ! En revanche, elle ne supporterait vraiment mais alors là vraiment pas qu’une fille vienne lui faire du mal, ou se jouer de ses sentiments. Elle savait qu’il n’était pas du genre à aimer la première venue, mais elle espérait tout de même qu’il ne décide pas de charmer l’une de ses idiotes, fouteuses de bordel. Fuyu lui ferait sérieusement regretter, aussi bien physiquement que mentalement. Une vie détruite de plus dans ce bas monde. Elle avait beau n’avoir aucun don spécial, la jeune Gothique était tout de même agile de ses mains et avait apprit à mettre de bonnes raclées à quelques personnes. Et ce n’est sûrement pas l’une de ces filles superficielles qui lui causeraient un quelconque problème. Tout ça pour dire qu’il avait l’esprit un peu coquin sur les bords. Autant ne pas s’étaler d’avantage sur ce sujet.

Néanmoins, Fuyu espérait ne pas avoir droit à une des questionnaires de Ryou. D’ailleurs, pourquoi être si protecteur envers elle ? Il faudrait qu’elle lui demande un jour. Disons que là, elle avait la tête à faite autre chose. Elle afficha alors un sourire relevant de la malice, sa tête penchée légèrement à droite, tandis que son index accompagné de son majeur droit allèrent effleurer la joue du jeune homme. Elle se mit sur la pointe des pieds, l’y embrassant à son tour. Pourquoi ? Bah elle en avait envie, tout simplement. Elle afficha un sourire enthousiaste avant de basculer la tête en arrière. C’était vraiment rare qu’elle sourit autant en si peu de temps, mais il faut dire que son grand frère était unique ! C’était le seul du pensionnat à pouvoir la faire sourire à partir d’un rien. Elle l’adorait malgré le fait qu’ils se prennent souvent la tête. Il avait peut être du mal à se faire à l’idée qu’elle n’était plus une gamine ? Quinze ans, tout de même, elle pouvait facilement différencier le bien du mal. Mais honnêtement, elle ne lui en a jamais voulu. Elle savait qu’au fond, c’était pour son bien et de toute façon, elle n’avait pas trop le choix. Voir pas du tout, au fait. Elle faisait avec et ça lui convenait. L’essentiel était de le garder près d’elle ; elle tient beaucoup trop à lui pour le voir s’en aller sans rien faire. Ça ne devait pas arriver. Il en était hors de question.


Dernière édition par Fuyu Kodoku le Jeu 24 Nov - 10:29, édité 1 fois

Mer 23 Nov - 20:17
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Ryou Yamada
Cela faisait un sacré moment qu’il n’avait plus eu l’occasion de voir sa petite sœur. Et pour une fois, le destin les avaient tous les deux réunis à nouveau, comme par magie. En effet cela faisait déjà plusieurs jours qu’il n’avait pas eu beaucoup de temps libre pour lui, et cette fois-ci c’était le cas alors il aimait en profiter un peu d’une manière intéressante, c’est-à-dire en s’entraînant, tout simplement. Une habitude qui se perdait au fil du temps parmi certaines personnes, qui favorisait la nourriture au sport, alors que le sport est tout ce qu’il y a de mieux pour la santé.

Le jeune homme faisait partie des personnes qui prenaient le sport comme une passion. C’était son essence de vie et jamais on ne lui ferait « oublier » cette invention magnifique. Ou plutôt cette idée, je pense que cela sonne sans doute mieux. Et bien oui, pour lui courir, faire de la musculation, des abdominaux ou bien d’autres choses n’était pas à négliger. Quoi qu’il en soit, ce n’était là qu’un point de vue du jeune homme qui ne voyait guère de besoin de prendre le sport comme simple « activités nocturnes » et plus particulièrement au lit…

C’était loin de ce qu’il considérait comme étant du sport, bien évidemment, il ne niait pas le fait que cela pouvait être épuisant, mais bon. Dans tous les cas, cela n’était que des petits détails, revenons-en donc à la discussion entre les deux jeunes gens. Tout d’abord, Ryou avait été surpris de voir l’expression se trouvant sur le visage de sa petite sœur, qui vint lentement glisser son doigt sur son torse pour récolter quelques goutes d’eaux et ensuite porter ce même doigt à ses lèvres. C’était coquin, mais aussi à la fois très sensuelle. Il avait également constaté un peu avant cet acte des rougeurs sur ses joues.

Lui aurait-il fait de l’effet après s’être versé de l’eau sur son corps ? C’était possible, mais il ne voulait pas en savoir plus pour le moment. Il lui avait posé une question, espérant recevoir quelques explications tout de même. Il était toujours du genre inquiet, c’était dans sa nature. Et puis il avait toujours été seul depuis sa naissance, sauf dernièrement évidemment. Il avait de la chance d’avoir enfin ce qu’il avait toujours voulu avoir : une famille. Et il fallait l’avouer, il avait tout ce dont il avait besoin depuis le début de cette année…

Elle lui avait finalement répondu ! Mais une réponse assez vague qui semblait un peu ennuyé le jeune homme qui aurait aimé recevoir un peu plus de précision. Après tout, il voulait toujours tout savoir lorsqu’il s’agit de sa sœur, mais c’était un jour spécial ! Cela faisait désormais exactement sept ans qu’il était enfermé dans ce fichu pensionnat. Il faut l’avouer, ça se fête, non ? Bon d’accord vous avez raison, cela ne se fête pas, mais alors pas le moins du monde ! Ce serait tout simplement stupide de se faire une petite soirée pour ça…

« Je vois… Une nuit agitée hein… Bon, je vais t’éviter le questionnaire pour une fois ! Je saurais la vérité un jour… »

Par contre la petite précision de la demoiselle vint un peu titiller l’oreille du jeune homme. Était-elle en train d’insinuer qu’il était du genre pervers et qu’il avait le cerveau mal tourné ? Si c’était le cas, elle avait totalement tort ! Il ne pensait pas qu’à ce genre de choses et puis, il est assez souvent à la masse dernièrement. En somme, tout ce qu’il avait en tête c’était de piquer un roupillon dès qu’il en avait l’occasion et en général, c’était pendant les cours. Et ce n’était pas une bonne chose pour lui d’ailleurs, qui voulait sortir au plus vite de cet endroit…

Alors qu’il essayait de réfléchir, il sentit les doigts de la demoiselle glisser sur sa joue tendrement, ce qui lui procura quelques frissons, pour finalement sentir ses lèvres se déposer sur ce même endroit, alors qu’il ferma un œil lors du baiser, rougissant un peu. Mais bien évidemment, étant donné qu’il était déjà rouge à cause de l’effort, il avait la chance de pouvoir se dire « ça se voit pas ! » dans sa tête… Et c’était réellement le cas, malgré le fait qu’il venait tout juste de rougir, et bien cela ne se remarquait pas du tout !

Finalement, le jeune garçon tourna la tête pour aller prendre une altère de dix-huit kilos, ce qui était loin d’être négligeable, je peux vous l’assurer, et il commença à faire des flexions de son bras avec cette même masse, tout en faisant une légère rotation du poignet durant chaque flexion du bras droit, pour commencer. Il gardait son regard planter dans celui de sa sœur, tandis que son biceps ressortait pleinement à chaque fois qu’il arriver au bout de son exercice. Un muscle très bien formé, tout comme son triceps, ce qui lui procurait de magnifiques bras en fait !

« Sinon à part ça… Ma petite sœur aurait-elle trouvé le grand amour ? »

Il avait demandé cela d’un air sérieux, et calme à la fois, tandis qu’il passait l’altère dans sa main gauche afin de poursuivre son exercice avec cet autre bras. Ce qui était tout à fait logique je pense, étant donné qu’il n’allait pas se contenter de muscler un bras mais pas l’autre ! Et à son bras gauche aussi, on pouvait clairement voir ses muscles se contracter et former un bras assez imposant, ce qui faisait généralement craqué les filles de l’établissement. Bizarrement, lui ne trouvait pas cela séduisant, mais bon, c’est un homme après tout ! Peut-être que les femmes aiment les hommes forts ?


Jeu 24 Nov - 10:27
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Fuyu Kodoku
Malgré le fait qu’elle ait un caractère de chien, Fuyu avait de l’expérience avec les hommes. Son physique était tout particulièrement attirant mais c’était surtout le fait qu’elle réussissait à combiner douceur, sensualité et passion dans ses mains qu’elle faisait lentement passer sur leurs torses, leurs visages, leurs dos ou autre partie sensible du corps humain. C’était exactement ce qui était entrain de se produire avec son grand frère, qui ne sembla pas désapprouver. Elle put sentir les frissons du jeune homme quand elle lui effleura le visage mais elle espérait plus. Comme des rougeurs et une possible gêne chez Ryou. Pourquoi ça ? Ça l’amusait de le mettre dans ce genre de situations. Mais passons, nous nous étalerons d’avantage sur ce sujet un peu plus bas.

Connaître la vérité ? Mais elle n’avait pas mentit ! Quoique bon, ça arrivait tellement souvent qu’elle jouait sur les mots en cachant cette dite vérité qu’il fallait bien se douter qu’il allait finir par s’en rendre compte, il n’était pas dupe tout de même. Il pouvait toujours courir, néanmoins. Fuyu avait une parfaite maîtrise de soi quand cela n’approchait ni de loin ni de près les pensionnaires présents dans Tsukimori et qui avait un lien « fraternel » avec elle. Cela dit, elle ne pouvait réellement mentir à ce jeune homme présent à ses cotés. Comme dit plus haut, elle jouait sur les mots et réussissait à changer de sujet mais n’en arrivait jamais à clairement mentir. Elle n’aimait pas que son grand frère soit autant protecteur envers elle, mais son naturel inquiet n’allait sûrement pas arranger les choses. Elle s’apprêtait à le remercier du fait de lui épargner les questions qui risqueraient de les mettre en froid. Précisons que cela faisait un moment qu’ils ne s’étaient pas vus, et Fuyu voulait passer du temps avec son grand frère. Rien qu’eux d’eux. Qu’elle puisse enfin profiter de son agréable compagnie sans avoir à espérer qu’il ne lui poserait aucune question qui risquerait de lui attirer de la gêne. Car ce qu’elle détestait par-dessus tout était d’être gênée, surtout qu’avec les hommes, qui qu’ils soient –Et donc, Ryou aussi- elle avait tendance à ne pas vouloir leur montrer qu’ils lui faisaient de l’effet. Bien que cet effet n’est pas toujours à classer dans la catégorie « Amour ».

Pour en revenir au sujet, elle allait le remercier mais la suite de ses propos l’intrigua. Il venait de se saisir d’une altère, qui semblait drôlement lourde vu la réaction des muscles du bras droit du jeune homme. Son ton était à la fois sérieux mais calme ; serein. De façon à ne pas mettre Fuyu mal à l’aise et la pousser à répondre. Elle aimait bien analyser les gens et leurs réactions ainsi que de peser chacun des mots et sa valeur exacte. Elle se retint donc de le remercier bien que ça aurait été sarcastique, soyons d’accord.

Un sourire amusé étira alors ses lèvres tandis que son interlocuteur fit passer l’altère de sa main droite à sa main gauche. Voir un homme faire du sport faisait toujours de l’effet à une fille mais la jeune adolescente n’aimait pas reluquer son grand frère, bien que ce n’était pas déplaisant.

Néanmoins, l’amusement se transforma vite en une lueur de malice et de défi lorsqu’elle haussa simplement les épaules, basculant la tête en arrière en répodant d’une voix à la fois douce mais ne cachant en aucun cas les émotions présentes dans son regard –Malice et amusement-, voulant faire comprendre à son frère que c’était plus un sujet tabou pour elle qu’autre chose. Si elle avait trouvé le grand amour, non mais à quoi il pensait encore celui-là !


– Nah. Ta petite sœur ne désire pas avoir quelqu’un qui prendrait soin d’elle comme une poupée de porcelaine.

Car oui, Ryou avait beau prendre soin d’elle et la protéger d’un peu trop près, il respectait tout de même sa vie privée. Avoir un copain ce n’était pas dans la liste des objectifs de Fuyu. Elle préférait être « libre », n’avoir aucune obligation envers quiconque et pourvoir faire ce que bon lui semblait avec les autres personnes de sexe opposé. Elle est sortit avec plusieurs garçons, charmants, à son goût et tout le bla bla qui s’en suit. Quoique le mot sortir, c’est trop dire. Elle leur avait fait tourner la tête, les avait poussés à bout, leur donnant envie d’elle à chaque geste qu’elle effectuait en refusant toutes avances. Ensuite, elle s’éloignait d’eux, pour se faire oublier. Mais ils revenaient toujours à l’attaque tandis qu’elle se contentait de leur accorder quelques regards sans plus, avant de devenir froide et hautaine, comme à son habitude .Les hommes n’étaient que de vulgaires pions sur l’échiquier qu’était la vie. Son copain, lui, serait le fou du jeu qui protégerait au péril de son sort celui de sa Reine.
Les gens avaient tendance à voir les femmes comme étant faibles, idiotes. Qu’elles ne servaient qu’à accomplir leurs besoins et être à leurs ordres. Fuyu voyait les choses sous un autre angle, car au fond c’était bien les femmes qui menaient la danse, et faire croire aux hommes que c’étaient eux était amusant.
N’oublions pas sa nature solitaire, froide, désagréable, sadique et tout ce qui s’en suit.
En revanche, cette expérience –Expérience vite fait, hein- et les petits gestes qu’on pourrait qualifier de coquins qu’elle savait accomplir à la perfection n’en faisait pas pour autant une pute, que ce soit clair. Elle n’avait eu aucun copain, aucune relation « stable » ou encore « officielle ». Elle ne faisait que s’amuser. Ou plutôt amuser son mental à torturer ceux des autres. En même temps, elle n’oserait jamais faire cela avec son grand frère. Elle l’aimait trop pour le voir souffrir et des ses propres mains d’autant plus !

Elle se glissa lentement derrière Ryou qui ne semblait pas vouloir lâcher ces fichues altères et fit passer ses mains froides sur son torse ; ses pectoraux pour être plus précise. Elle les effleura à peine tandis qu’elle posa son menton sur son épaule droite, se hissant un peu pour atteindre sa taille.
Un murmure se fit entendre de sa part, son souffle chaud venant s’écraser contre le coup du jeune homme.


– J’avoue que j’ai plus un penchant vers l’amusement que le réel amour, grand frère. C’est plus divertissant et cela me permet d’être… Comme qui dirait, libre de faire ce que bon me semble.

Elle afficha un sourire satisfait tandis qu’elle cala délicatement sa tête contre le coup de Ryou, fermant lentement les yeux tandis que son sourire se dissipait peu à peu.
Non, elle n’était pas folle. Et non, son but n’était pas de faire craquer son grand frère. C’était juste un caprice. Oui voilà, un simple et pur caprice d’adolescente. Elle n’avait jamais été bien douée pour montrer son affection, alors quand les êtres aimés s’avèrent êtres du sexe masculin, elle se permettait ce genre de petits gestes. Car là aussi, il faut savoir qu’elle n’avait jamais réellement tenu à une de ses précédentes victimes, comme les gens avaient tendance de les qualifier. Le jeune homme la connaissait assez pour savoir que ses intentions étaient purement innocentes. Elle pouvait très bien sortir avec un garçon, mais pour rien au monde elle ne cesserait de taquiner Ryou. Elle tenait beaucoup trop à ce sourire à la fois amusé et gêné qu’il affichait de temps à autres. Ou pour que ce soit plus juste, elle tenait à lui, tout court. Et rien ni personne ne pourra l’empêcher de rester à ses cotés. Peut être une façon de rattraper le temps qu’elle avait perdu avec son véritable ainé. Défunt ainé. A cette pensée, son regard se fit légèrement mélancolique mais elle se reprit bien vite ; bien que son interlocuteur ne pouvait la voir vu la position où elle se trouvait.

La gente féminine avait besoin d’une présence masculine dans leurs vies. Que ce soit un lien amical, amoureux, paternel ou fraternel, cela n’avait pas grande importance. Le choix de Fuyu s’était porté sur Ryou, et ce n’était pas prêt de changer. Pas pour le moment, néanmoins.

Sam 3 Déc - 13:59
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Ryou Yamada
Il trouvait cela bien dommage pour sa petite sœur qu’elle n’ait toujours pas trouvé la personne avec qui elle partagerait une partie de sa vie. C’est vrai quoi, un peu de bonheur ne lui ferait certainement pas de mal je crois… Enfin, c’était ce qu’il pensait évidemment. Si elle se sentait bien ainsi, alors il ne lui imposerait certainement pas de choisir au plus vite une personne, après tout, elle était assez grande pour faire des choix… matures ? Peut-être, cela restait à voir évidemment. Mais il avait en quelques sortes, confiance en elle. Même s’il ne pouvait s’empêcher d’être inquiet pour elle par moment.

Logique de la part d’un grand frère après tout. Quoi qu’il en soit, en même temps qu’il parlait avec cette dernière, il poursuivait ses exercices d’un air sérieux comme d’habitude, il ne prenait jamais le sport à la légère, c’était le plus important à ses yeux, étant donné qu’il faut faire du sport pour entretenir sa santé. Il était le premier à le savoir. Enfin soit, on ne va pas commencer à s’attarder sur cela indéfiniment. Le sport c’est bien, un point c’est tout ! Il continuait donc calmement ses exercices visant à entretenir la musculature de ses biceps.

Une fois terminé, il voulait aller poser les altères dans leur petit étalage qui servait à les ranger correctement, mais il n’eu guère le temps de faire cela, étant donné que sa sœur avait assez rapidement passé derrière lui, pour ensuite glisser ses mains froides sur ses pectoraux, tandis qu’il déglutit légèrement en sentant de long frissons le parcourir assez vite, regardant ensuite la demoiselle du coin de l’œil en souriant légèrement, sentant son souffle se poser dans son cou. Il déposa finalement les poids au sol en gardant le sourire lorsqu’il eût entendu ses quelques mots qu’elle lui avait adressé.

Elle semblait d’ailleurs heureuse d’être en sa compagnie, ce qui ne pouvait que l’enchanté au plus haut point, surtout qu’il avait pour but de la faire sourire jusqu’à ce qu’il ne quitte ce lieu maudit. En somme il en avait encore pour quelques années, malheureusement. Bien que cela pouvait être assez plaisant s’il pouvait être en compagnie des personnes qu’il chérissait et qu’il ne voulait pour rien au monde oublier, comme il avait été lui-même oublié par une fille dans son enfance. Une enfance assez triste qui plus est, mais il préférait ne pas y penser quand il n’était pas seul.

Enfin soit, elle semblait préféré l’amusement à l’amour, ce qui dans un sens était plutôt bien venant d’elle. En effet, il valait mieux qu’elle s’amuse un maximum plutôt que de vivre dans l’amour dès son âge, elle marquait un point : elle devait profiter de la vie. Évidemment, cela risquait d’être un peu plus dur pour Ryou qui n’avait pas assez profité à son goût… En effet, il avait perdu trop de temps dans ces fichues classes de cours, pour finalement, ne perdre que 19 ans de sa jeunesse stupidement. C’était décevant pour quelqu’un qui avait juré qu’il vivrait un jour plus libre que quiconque…

« Tu as bien raison de profiter de la vie, si tu veux mon avis. Tu devrais peut-être même te lâcher un peu plus je pense. Après tout, on ne vit qu’une fois ! »

Il avait dit cela en souriant, comme d’habitude. Pour lui, sa propre vie ne représentait en elle-même pas grand-chose, car il préférait mourir que de voir les êtres qui lui sont chers se sentirent triste ou malheureux. C’était tout ce qui pouvait lui faire le plus peur en fait… La mort ne l’effrayait pas, bien au contraire, il serait le premier à l’affronter la tête haute et par conséquent, fièrement. Il n’avait peur de rien, et encore moins de la mort ; il avait déjà affronté quelque chose de plus effrayant dans son enfance qui était la solitude, tout simplement.

Quoi qu’il en soit, les frissons que lui procuraient la fille qui se trouvait dans son dos ne lui déplaisaient pas, loin de là. Ils venaient d’une personne qu’il chérissait tout particulièrement, alors il était hors de question qu’il trouve cela plus qu’embarrassant. Justement, il les savourait et fermait même les yeux en soupirant d’aise. Il n’y avait pas à dire, elle savait le détendre lorsqu’il était autant tendu après une petite séance de sport. Il espérait juste qu’il ne sente pas énormément la transpiration quand même, ce serait plutôt embêtant ce petit côté-là, je pense…

D’un geste discret, et rapide, il renifla rapidement sous ses bras pour voir si cela ne sentait pas trop et par chance, il n’avait pas encore assez « sué » que pour pouvoir prétendre à sentir mauvais. Cela le rassura bien évidemment et il alla glisser une de ses mains dans la chevelure de sa petite sœur, la lui caressant avec tendresse tout en gardant le sourire au visage. Il la trouvait fort affectueuse, gentille et aussi tendre, même si d’autres pourraient penser le contraire. Mais pour lui, c’était comme cela qu’elle était, avec lui visiblement. Et dans un sens, tant mieux !

« Ca me fait vraiment plaisir de te revoir en tout cas, petite sœur. Ca faisait tout de même un petit moment qu’on ne s’était pas vu ! » Avait-il dit avec un ton joyeux.

Lun 5 Déc - 16:34
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Fuyu Kodoku
Se lâcher un peu plus ? Fuyu ne saisit pas tout à fait le sens des paroles son aîné. S’il insinuait qu’elle devait être un peu plus « sociable » et donc avoir des amis et par conséquent les problèmes qui vont avec eux, il en était tout simplement hors de question. Elle avait vécu toute son enfance seule, juste son frère qui a toujours été là pour elle et qui par malchance, avait périt suite à un accident qui était entièrement de la faute de la gamine qu’était Fuyu autre fois. Bref, ce n’est pas de son passé qu’on parlait. Donc, entretenir des relations amicales n’était pas vraiment le fort de la jeune Kodoku car cela ne lui apporterait que plus de soucis dans sa vie qu’elle essayait pourtant d’embellir. A part une certaine fille dans l’établissement et sa « sœur », elle préférait rester avec les personnes de sexe opposé. Les plus jeunes avaient constamment droit à ses moqueries et à son sadisme, ceux de son âge avaient la chance de voir une toute autre facette de Fuyu qui n’était autre que l’amusement –J’entends par là, qu’elle ne se privait pas des plaisirs de la vie avec les hommes mais qu’elle ne s’accordait tout de même pas au premier venu, comprenez-la elle s’accrochait au moindre petit bonheur qui faisait irruption dans ce long chemin qu’était la vie sans pour autant être une pute- , quant aux plus âgés, eh bien cela dépendait simplement. Ryou par exemple, elle se permettait d’être « gentille », affectueuse et souriante en sa compagnie. Elle ferait tout pour le voir sourire même si elle savait qu'il suffirait d'un rien pour le voir heureux. En même temps, ne dit-on pas que derrière chaque sourire se cache une larme ? Elle espérait qu'il échapperait à cette règle et qu'au fond, il était réellement joyeux. Car même si elle se confiait souvent à lui, elle s'en voulait pertinemment de ne pas toujours être là pour lui. Elle ne lui avait jamais fais part de cela par peur de l’inquiéter ou autre mais elle savait bien qu'elle était "inutile" dans les moments durs et cela suffisait à lui plomber le moral. Elle qui cherchait constamment sans pourtant l'admettre une personne qui pourrait voir en elle, elle n'était même pas capable d'en faire autant vis-à-vis d'une personne qu'elle aimait. Alors elle essayait de se rattraper, de n'importe quelle façon tant qu'elle voyait un sourire se dessiner sur les lèvres de son grand-frère.

Disons que même si elle ne savait pas trop exprimer les sentiments positifs qu’elle éprouvait –rarement, soulignons-le- envers les personnes, elle faisait quelques efforts mais préférait tout de même utiliser ses mains. Exemple simple, le fait qu’elle ait fait passer ses doigts frêles sur le torse de son frère. D’ailleurs, il venait de poser ses altères au sol. Peut-être désirait-il aller les ranger ? Il le ferait plus tard, là il était avec Fuyu et elle ne comptait pas le laisser bouger de cette place !

Il venait dé déglutir après que les doigts froids de Fuyu se soient balader sur ses pectoraux, après quoi, elle le sentit frissonner et l’entendit pousser un soupire démontrant son aise face à ce geste. La jeune fille afficha un sourire satisfait, alors qu’en stabilisant une de ses mains sur son torse, elle le contourna une deuxième fois, venant cette fois-ci lui faire face. Elle remonta avec lenteur cette main présente sur son torse et à l’aide la deuxième entoura son coup, alors qu’elle pencha légèrement la tête à droite. Avant qu’elle n’eut le temps d’effectuer ce déplacement, il venait de lui faire part du fait que ça lui faisait plaisir de la revoir, vu que cela faisait un moment tout de même et qu’elle lui avait manqué. Quoi de plus pour rendre une journée aussi mal commencé pour un jour tel que dans un véritable conte de fée ? Elle n’avait pas encore répondu, et ne comptait pas encore le faire, question de faire durer ce caprice encore un moment. Elle fit descende une nouvelle fois une de ses mains jusqu’à son torse et le poussa légèrement en arrière de façon à le faire basculer en arrière et le mettre sur son séant. Une fois fait, Fuyu vint s’asseoir sur ses genoux, plaçant ses jambes de chaque coté du bassin de son grand-frère avant d’approcher son visage du sien, pour venir esquiver ses lèvres et embrasser tendrement sa joue.

C’était tout comme une maladie incurable chez Fuyu, ce « truc » qui lui serrait le cœur. Comme si qu’il y avait une barrière qui l’empêchait de passer du bon temps. Elle était avec son grand-frère, une des personnes qu’elle chérissait le plus au monde, et elle trouvait le moyen de repenser à des évènements passés. Pourquoi est-ce que ce venait toujours lui tourmenter l’esprit ? La torturer, pour être plus précise. Et surtout, pourquoi maintenant ? Elle savait pertinemment que même après un lavage de cerveau, elle repenserait encore à son véritable grand-frère. Mais ce n’était pas le moment de penser à lui. Pas maintenant. Pas encore.

Quoiqu’il en soit, un sourire malicieux étirait toujours les lèvres de la jeune fille, ne voulant en aucun cas inquiéter Ryou par des choses aussi futiles que celles-ci. Bref, revenons-en au moment présent. La jeune fille entoura de nouveau le coup du jeune homme avec ses deux bras et vint déposer son menton au creux de son épaule, calant sa joue avec son cou avant de le lui embrasser tendrement, fermant lentement les yeux avant de chuchoter, son sourire ne la quittant plus.


– Tu m’as manqué aussi, grand-frère…

Au fait, ce n’était rien de le dire. Parce qu’il lui avait atrocement manqué, en réalité. Son dortoir ne se trouvant même pas dans le même étage qu’elle, elle ne le voyait quasiment jamais.

Par une matinée particulièrement ennuyeuse, ils s’étaient retrouvés sur un terrain de sport –Chose tout à fait normal pour Ryou mais des plus étranges pour notre jeune Fuyu. Pressentiment ? Ah, une chance sur cent que ce soit le cas ! Mais quelle importance cela pouvait bien avoir ? Elle était là et lui aussi, et c’est tout ce qui comptait.

Elle l’adorait tout simplement et était bien loin de le cacher. Elle n’avait même aucune raison de se sentir gênées, car pour elle, passer du temps avec son aîné, quelle qu’en soit la façon était une chose tout à fait naturelle pour elle et pour lui aussi, sans aucun doute. Tant qu’elle se sentait bien dans les bras de quelqu’un dans cet établissement, ça lui convenait.

D'autant plus que bizarrement, c'était la première personne à Tsukimori à s'être réellement souciée d'elle et à avoir toujours été là pour l'écouter, la conseiller, aussi la réprimander mais Fuyu aimait ça. Quelqu'un s'occupait d'elle et pas par pitié. Même si elle ne l'avouerait jamais, sentir qu'elle a un minimum d'importance pour quelqu'un la satisfaisait et entretenir un lien tel que celui-ci avec Ryou l’enchantait au plus haut point. D'ailleurs, elle ne se posait même pas de question sur la sincérité de son vis-à-vis, elle n'en avait pas besoin vu qu'elle avait placée en lui une confiance des plus aveugles. Restait quelque chose ; venir à la décevoir mènerait à quelques conséquences des plus défavorables. La trahir serait sans doute pire mais elle préférait ne pas y penser pour le moment vu que ça avait de très faibles chances d'arriver. Surtout avec une personne telle que son grand-frère.

Sam 10 Déc - 21:58
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Ryou Yamada
Il trouvait sa petite sœur très tendre, il n’avait jamais eu l’occasion de la voir dans un « mauvais jour », en même temps, vu qu’à chaque fois qu’ils se voyaient, elle ne faisait que lui sourire. Sauf peut-être les jours où ils se prenaient la tête, pour des petites broutilles, il faut l’avouer. Généralement l’élément déclencheur était le fait que Ryou était bien trop protecteur avec elle, en même temps, cela pouvait être fort compréhensible je crois, vu qu’il avait toujours été de ce genre avec les personnes qu’il appréciait tout particulièrement. Sa sœur était même au-dessus de bien des autres personnes qu’il pouvait apprécier.

Elle se trouvait même au sommet, si l’on peut le dire ainsi. En effet, dans sa liste d’amis, seul la famille prenait une toute autre dimension et donc, Fuyu était dans cette « dimension », ce petit monde parfait dans lequel le jeune homme se plongeait à chaque fois qu’il était en sa compagnie. En même temps, il n’avait pas encore rencontré l’amour depuis un moment, et donc, il considérait qu’il n’y avait plus rien au-dessus d’elle. C’était pour cela qu’il se permettait de lui administrer un traitement plutôt spécial. Il aimait sa sœur, comme une sœur, même s’ils n’avaient pas le même sang.

Et fort heureusement pour elle, il faut l’avouer. Les parents de Ryou n’étaient que des déchets, enfin, son père principalement. Il ne devait rien à cet homme, mais il devait sa vie à sa mère, c’était pour cela qu’il avait décidé de porter son nom à elle, et non celui de son père comme on l’oblige assez souvent dans la vie courante. Quoi qu’il en soit, ce n’était pas le moment de penser à ce genre de choses, c’était un moment heureux, alors évitons de penser à des moments peut glorieux, n’est-ce pas ?

En effet, passer une matinée avec sa sœur faisait partie de ce qu’il pouvait appeler « une journée » parfaite. Mais alors qu’il essayait de profiter de ces douces caresses, cette dernière se tourna vers lui, après l’avoir à nouveau contourné et le fit s’asseoir, pour s’asseoir sur ses jambes, glissant ses genoux de part et d’autre de son bassin, ce qu’il le fit légèrement rougir, il fallait l’avouer. Il était étonné qu’elle se comporte ainsi avec lui, mais si c’était sa façon de lui montrer l’affection qu’elle éprouvait envers lui, alors pourquoi refuserait-il cela ?

Dans un élan de tendresse cette dernière lui avait avoué que lui aussi lui avait manqué, ce qui l’avait profondément touché, il faut l’avouer. Autant « d’amour » d’un seul coup, c’était beaucoup et il se sentait vraiment heureux, il ne pouvait le nier évidemment. Ensuite, la voyant approcher son visage, il se sentit comme surpris mais aussi assez stressé, mais il faisait confiance à sa sœur et cette dernière esquiva au dernier moment ses lèvres, pour lui embrasser la joue, ce qui lui arracha un tendre sourire, lui caressant la nuque d’une main qui se voulait tendre et également sensuelle.

Avant de faire cela, elle avait également été calé son visage dans son cou, pour le lui embrasser tendrement, ce qui avait eu pour effet de faire tressaillir le jeune homme, mais que voulez-vous, le cou était l’un des endroits les plus sensibles de Ryou… Cela lui procurait énormément de frissons et il ne pouvait le cacher malheureusement. C’était bien dommage il fallait l’avouer, cela pouvait lui attirer bien des torts lors de certains moment où on essaie de le séduire… Enfin soit, on s’en fiche un peu de tout cela. Il fixa de ses yeux sa petite sœur, avant d’afficher un petit sourire mesquin.

« Suis-je assez confortable pour mademoiselle ? »

Il venait de dire cela en tirant légèrement la langue, la faisant correctement s’installer sur ses jambes histoire qu’elle soit « tranquille » si l’on peut dire. En tout cas, il trouvait sa sœur bien aimable, surtout en cette magnifique matinée. D’ailleurs, histoire de l’embêter un peu aussi, il alla rapidement lui embrasser le cou, pour ensuite lui mordiller le lobe de son oreille d’un air un peu enfantin. Et sans plus attendre, il décida de se montrer un peu plus mesquin, voir même sadique dans son genre, mais que voulez-vous, lui aussi avait son petit moment de « gaminerie », malgré son âge !

En effet, il glissa rapidement ses mains sous son haut, au niveau de ses côtes, pour ensuite débuter de vilaine et bien rapide chatouilles, tout ça dans le seul et unique but de la voir rire une bonne fois. C’était tout ce qu’il voulait, mais avec Fuyu cela pouvait être un véritable parcourt du combattant, c’était pourquoi il était prêt à tout pour arriver à ses fins, même à passer pour un idiot profond s’il le fallait… Bien que ce soit une chose qu’il réussi à faire sans s’en rendre compte malheureusement ! M’enfin soit, il espérait juste que cela n’allait pas arriver aujourd’hui… Tout simplement…

Mais par malchance ! Comme toujours, il fallait que cela tombe en plein moment bien amusant : la narcolepsie frappa d’un seul coup, sans prévenir comme habituellement. Il tomba endormit, sa tête allant se poser contre l’épaule de sa sœur, étant totalement endormit. Rien ne pourrait le réveiller désormais, ce qui était assez ennuyeux d’ailleurs… Mais après quelques instants, il releva d’un seul coup la tête, se frottant les cheveux, l’air ailleurs. En effet, il ne savait même plus où il se trouvait actuellement… Du moins, pendant quelques secondes.

« Oh… J’me suis endormi… Foutu narcolepsie ! » Avait-il dit dans un grognement. Bon pour une fois, ce n’était pas en plein repas !

Lun 12 Déc - 21:40
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Fuyu Kodoku
Fuyu commençait à sérieusement apprécier cette belle et douce matinée qui s’offrait à elle en présence de son grand-frère qu’elle aimait par-dessus tout. Tout de même, il en fallait beaucoup pour réussir à gagner la sympathie de la jeune fille mais de là à devenir une, ou voir même la personne la plus importante dans sa vie –Après sa grand-mère, bien qu’elle ne l’avait pas vu depuis maintenant trois ans- c’était un exploit pur et simple ! Quoiqu’il en soit, Ryou avait énormément d’importance aux yeux de l’adolescente et elle n’hésitera pas à le redire autant de fois qu’il le faut ; elle l’adorait et ne le cachait pas. Ayant trop souvent refoulé ses sentiments, elle avait décidé de se lâcher un peu, même si ce n’était qu’en présence de cet adorable jeune-homme.

Bref, elle réfléchirait plus tard et se remémorait les chances qu’elle avait de l’avoir plus tard aussi. Là, ce « grand gamin » prenait plaisir à faire passer sa main sur la nuque de Fuyu qui ne put retenir un frémissement en sentant cette chaleur émanant de la main d’un être aimé. Mais le plus surprenant, c’est qu’en plus de la douceur utilisé dans ce geste, il avait aussi fait preuve d’une sensualité qui laissa la jeune adolescente légèrement perplexe, bien qu’elle ne le montra pas et que ce sentiment laissa vite place à une lueur de malice et d’amusement dans son regard. De toute façon, c’est elle qui avait commencé à le taquiner alors ce n’est sûrement pas ça qui allait la « choquer ». Mais voilà qu’il réussit à faire apparaître quelques rougeurs sur le visage de la jeune fille en venant lui embrasser rapidement le coup avant de venir lui mordiller le lobe de l’oreille. Vous me diriez qu’il n’y a aucune raison de se sentir gêné vu que ce n’est rien « d’intime », je vous répondrai que c’est plus facile à dire qu’à faire ! Quand un jeune homme au visage aussi bien tracé que son corps de rêve vient enfouir sa tête dans votre coup, même si ce n’est qu’un léger excès de mesquinerie, d’amusement et de sadisme tant qu’on y est, vous ne pouvez que rougir en frissonnant de plus belle. Et c’est ce que fit Fuyu, elle qui pourtant, ne désirait pas montrer à son grand-frère qu’elle avait être affectée par ces gestes à la fois affectueux mais aussi agréables. Voir très agréables. Elle l’avait bien cherché et de toute façon, il avait réagit comme elle le désirait à son tendre baiser déposé avec précaution dans son coup. Un peu gêné semblait-il, il avait longuement tressaillit démontrant alors à l’adolescente qu’elle avait réussit à toucher un endroit sensible. Ça pourrait s’avérer utile ça ! Mais une deuxième fois, elle n’eut pas le temps de réfléchit plus longtemps que le revoici qui plongea son regard dans celui de sa petite sœur, la fixant avec une pointe de mesquinerie dans le regard alors qu’il lui posa une question où régnait un amusement pas bien difficile à cerner. En même temps, il venait de lui tendre une jolie perche pour se rattraper et pouvoir se venger. A elle de la saisir. Vite et efficacement. Elle ne réfléchit pas bien longtemps, alors qu’elle vint de nouveau embrasser le coup de son grand-frère, coincer un peu de sa peau entre ses dents en faisant passer sa langue dessus avant de la relâcher, parlant à voix basse, mais distinguable au creux de son oreille.

– J’ai connu des hommes bien plus confortables !

Riant doucement, elle resta un court instant près de son coup, ayant elle-même le cœur battant à cent à l’heure pour une ou, des raisons qu’elle ignorait. Sentant qu’elle commençait à elle-même se perdre à son propre jeu, elle redressa lentement la tête avant de la basculer en arrière, un léger sourire prenant forme sur ses lèvres. Bien sûr qu’elle avait mentit ! Non seulement il était plus que confortable, mais en plus, elle n’avait pas eu l’occasion –la chance ?- de connaître beaucoup d’hommes sur lesquels elle avait prit une telle position. Un en particulier qui, admettons-le, était très confortable ! Mais celui-ci n’arriverait jamais à la cheville de son grand-frère adoré. En même temps, lui dire cela serait trop facile et Fuyu ne désirait pas lui accorder ce plaisir. Faisant d’une pierre deux coups, quand elle lui attribua ces quelques mots elle avait sans doute attisée sa curiosité. Vous voyez vraiment une adolescente de quinze ans sous-entendre à son grand-frère qu’elle s’était assise sur les genoux de plusieurs hommes ? Aussi bien dans le sens propre que dans le sens figuré, hein. Fuyu avait peut être dit ça sans trop réfléchir mais en même temps, ce n’était pas mais vraiment pas le moment de se disputer sur des futilités pareilles.

Avais-je dis qu’il avait fait preuve de sadisme en venant lui embrasser le coup et lui mordiller le lobe de l’oreille ? Et bien, c’est peu dire face à ce qu’il venait de faire maintenant ! D’accord, il désirait la chatouiller mais était-il réellement obligé de faire passer ses mains sous son haut pour venir lui procurer ces quelques chatouilles qu’elle interprétait plus pour des caresses ? Quoiqu’il en soit, Fuyu n’allait pas s’en plaindre. Néanmoins, elle frémit encore, cette fois-ci bien plus que la première fois et aussi plus longtemps en rougissant brusquement alors qu’elle afficha un sourire provocateur qui ne tarda pas à se transformer en petits rires émis par la jeune fille qui pourtant, n’était pas bien chatouilleuse. Il fallait croire que Ryou avait visé juste en allant glisser ses mains chaudes et chaleureuses au niveau des côtes de sa petite sœur, venant alors rencontrer la peau froide de cette-dernière. Elle se mordit la lèvre inférieure pour s’empêcher de rire plus longtemps alors qu’elle glissa ses propres mains sous son haut, pour venir les déposer sur celles de son grand-frère. Elle serra doucement dessus et les fit descendre, les faisant passer lentement sur son ventre avant de finalement les déposer à ce même niveau, retirant ses mains à elle pour qu’elle puisse en avoir libre usage. Pour le moment, cela ne semblait pas plus le déranger que ça. Parfait ! Il avait réussit à la faire rire, alors chapeau bas, hein ! Technique ancienne certes, mais que trop efficace. Cela dit, elle ne se laissera plus avoir et espérait que son frère eut ce qu’il désirait vu qu’elle ne tenait pas à jouer à ça avec lui, elle perdrait sans nul doute et elle ne supportait pas du tout la défaite !

Bien qu’elle le savait pertinemment, elle ne se doutait pas une seule seconde que ça allait prendre Ryou là, tout de suite. La narcolepsie frappait quand bon lui semblait de toute façon, alors ni elle, ni lui ne pouvaient y faire quelque chose. Quoiqu’il en soit, quand la tête de son vis-à-vis tomba brusquement et lourdement sur son épaule, elle écarquilla légèrement les yeux mais comprit rapidement ce qui s’est passé. Faisant lentement passer une de ses mains dans les boucles brunes de Ryou, elle l’observa « dormir » alors qu’un léger sourire étira ses lèvres. Il était encore plus mignon que quand il était éveillé. Fuyu est alors une drôle de sensation qu’elle n’arriverait pas à décrire, mais mettant cela de coté, elle laissa trainer son index et son majeur sur le visage de l’endormi. Ce-dernier se réveilla tout aussi brusquement, quelques secondes à peine plus tard. Il se gratta les yeux, un peu perdu avant de s’en prendre à cette, je cite, foutue narcolepsie.

La jeune fille rit légèrement avant de poser une main sur le torse toujours aussi chaud de son frère, décidant de finalement fièrement se venger des chatouilles précédentes. Elle le poussa jusqu’à ce que son dos touche l’herbe fraîche derrière lui, et vint se pencher au dessus de lui, plaçant cette fois-ci ses mains de chaque coté du visage du jeune homme, laissant sa longue chevelure écarlate retomber par-dessus son visage pour venir effleurer légèrement le visage de Ryou avec quelques mèches. Un sourire relevant à la fois de la malice, de l’amusement et de la provocation se laissa voir sur le visage féminin qui demeura à proximité de celui de son grand-frère, alors que son regard bizarrement adouci se plongea –Et le mot est trop faible- dans celui de son aîné. Elle arrangea ses genoux posés au sol, se retrouvant alors à quatre pattes au-dessus de Ryou, et vint glisser ses mains le long de ses bras pour alors se saisir de ses deux poignets. A vrai dire, il pourrait se libérer plus que facilement mais disons que Fuyu ne pensait pas à ça pour le moment, préférant simplement murmurer quelques mots à l’intention du jeune homme qui se trouvait en-dessous d’elle, sa voix étant sans doute plus douce qu’elle ne l’a jamais été.

– Alors grand-frère, dis-moi ce que ça fait de se retrouver sous sa petite sœur ?

Dim 18 Déc - 14:44
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Ryou Yamada
Ah lalala… Cette bonne vieille amie la narcolepsie… Il fallait vraiment qu’elle frappe au mauvais moment et surtout, devant la mauvaise personne. La victime de cette « maladie » était bien consciente qu’en face de lui, se trouvait une jeune demoiselle très joueuse avec lui. Il se doutait pertinemment qu’elle allait lui faire un petit « coup » qui l’embarrasserait fortement, pour ne pas changer de ses habitudes. Mais dans un sens, cela n’était pas plus mal, il aimait bien la compagnie de sa petite sœur. Et puis si elle venait à lui faire un mauvais coup, il se vengerait bien évidemment.

À son réveille, il restait un peu dans le gaz, il ne savait pas du tout ce qu’il se passait, alors qu’il ne s’était endormi que quelques instants, mais après avoir constaté qu’il se trouvait toujours face à sa sœur, il reprit soudainement conscience de la situation ! Mais sans avoir eu la moindre seconde de répit, cette demoiselle vint se venger des chatouilles fièrement portées par Ryou quelques minutes plus tôt. Et comme il était un grand chatouilleux, il ne put s’empêcher de rire aux éclats, mais cela ne dura pas bien longtemps, fort heureusement pour lui qui n’aurait sans doute pas réussi à se défendre.

En effet, après les quelques chatouilles de sa petite sœur, cette dernière vint le pousser lentement jusqu’à ce que son dos touche finalement l’herbe qui se trouvait près du lieu où il s’entraînait avant que sa petite sœur n’arrive. Il ne pouvait s’empêcher de rougir à la situation, tandis qu’il fixa la demoiselle faire s’abattre ses cheveux sur son visage. Il tressaillit légèrement, avant d’afficher un tendre sourire en appréciant bien évidemment le toucher de ces mèches si douces et soyeuses sur la peau de son visage. Il fallait l’avouer, il trouvait ce toucher fort plaisant.

Mais la suite l’embarrassa légèrement, voir les mains de la demoiselle glisser le long de ses bras pour ensuite lui coincer les poignets –certes il pourrait s’en défaire- et se tenir à quatre pattes au-dessus de lui. Il lui rendit évidemment son sourire, dans lequel il distingua de la malice, mais aussi de la provocation. Voulait-elle jouer ? Si c’était le cas, elle finirait par se « brûler », étant donné que Ryou est du genre flamboyant dans les jeux de provocation. Allait-elle seulement regretter ce qu’elle faisait ? Cela serait fort étonnant pour être honnête.

Il se doutait bien qu’elle appréciait tout particulièrement s’amuser avec lui, et donc chacun de ses faits et gestes étaient justifiés selon lui. Quoi qu’il en soit, il prenait du bon temps, si l’on peut dire cela, et il n’allait pas regretter de s’être levé tôt pour une fois. D’habitude c’était un bon dormeur, alors ça l’ennuyait un peu tout de même, de se lever tôt pour finalement être épuisé et vouloir retourner dans son lit. Enfin soit. Il la fixait également dans les yeux, gardant son léger sourire sur son visage séduisant et chaleureux, la trouvant vraiment aimable avec lui.

Le total opposé de ce que les gens pouvaient dire d’elle de temps en temps. Froide ? Elle ?! Non mais ! Vous ne l’avez jamais vu sous sa vraie nature alors ! Bande de crétins… C’était désolant ce genre de situation, il faut l’avouer. Mais pour Ryou, elle restait une bien gentille fille, très séduisante et coquine. Et puis, elle était sa sœur ! Rien de plus important à ses yeux, lui qui avait toujours rêvé d’avoir une famille un jour. Et elle était-là, cette famille ! Pour une fois qu’il avait obtenu ce qu’il souhaitait le plus au monde… Et d’ailleurs cette représentante de sa famille vint lui adresser la parole au creux de son oreille avec une voix des plus douces.

À ses mots, il commença à réfléchir, étant totalement séduit par cette magnifique demoiselle. Si elle n’avait pas été sa sœur, il aurait sans doute craqué dès l’instant où elle se serait mise sur lui de cette façon. Il faut l’avouer, elle était vraiment très… Sexy. Mais c’était sa sœur, alors il se contenterait de faire le petit coquin, mais sans pour autant aller plus loin. Après tout, c’était sa famille non ? Quoi qu’il en soit, il afficha un léger sourire, avant de lui faire un léger clin d’œil, discret et séducteur.

« Pour être franc, j’apprécie fortement… Si tu n’avais pas été ma sœur je t’aurais littéralement dévorée… »

Mais bien sûr, il n’allait pas le faire. Ou alors d’une manière un peu plus retenue tout de même. Et en effet, c’était ce qu’il comptait faire. Dès qu’il eut terminé sa phrase, il approcha son visage du sien pour éviter ses lèvres au dernier moment, et faire glisser sensuellement sa langue sur sa joue, pour ensuite l’embrasser longuement et afficher un sourire provocateur durant ses actes. Et par la même occasion, il délivra ses poignets pour finalement prendre ses mains dans les siennes, mêlant ensuite ses doigts aux siens.

Cette fois-ci, elle était sa prisonnière, bien qu’il le fût également au vu de la situation actuelle. Mais désireux de se montrer plus sadique encore, il releva lentement l’une de ses jambes qui se glissa entre les siennes, restant ainsi un instant pour lui jeter un regard provocateur. Il approcha finalement ses lèvres un peu plus proches des siennes, pour finalement aller les glisser sensuellement sur le coin de ses lèvres à elle. Il embrassa donc cet endroit, alors qu’il savait très bien qu’il lui suffisait de tourner la tête pour que cela finisse en baiser. Mais il savait aussi que sa sœur ne ferait certainement pas cela…

Lun 19 Déc - 23:33
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Fuyu Kodoku
Quelque chose était maintenant sûre, quoiqu’il puisse dire, son grand-frère était un joli sadique quand il s’agissait de provocations. Bien que Fuyu n’ai jamais joué à ce petit jeu avec lui, elle avait une idée sur le comment du pourquoi il était comme ça. Entre autre, elle n’avait pas tort quand elle disait qu’il était « un peu » pervers sur les bords. Vous me comprenez quand je dis un peu, hein. Après, vu que c’est un lien fraternel qui les unit, les deux jeunes gens ne se permettaient pas d’aller plus loin. Du moins, c’est ce que semblait penser Ryou, et sa petite sœur partageait son avis à la base… Eh bien, au moins ça allait être nouveau et divertissant pour les deux. Fuyu n’avait pas du tout envisagé la suite des évènements à vrai dire, mais n’allez pas croire que ça lui déplaisait. Rien que de passer du temps avec son grand-frère la faisait sourire, alors être particulièrement « proche » de lui la rendait heureuse au plus haut point. Et croyez-moi il en fallait beaucoup pour que cette adolescente le sois, mais disons que Ryou était l’une des seules personnes qu’elle chérissait à ce point, alors il pourrait lui demander ce bon lui semble, elle le ferait car elle savait pertinemment qu’il ne lui veut que du bien. Couronnons-nous la fin de ce paragraphe en mettant un Bref mérité.

Notez bien qu’à partir du moment où Fuyu le fit allonger, un tendre sourire étirant ses lèvres ne quittait plus son visage, ce qui ne fut pas pour déranger la jeune demoiselle ! D’ailleurs, quand il rougit –Comprenez-le, ce n’est pas tous les jours que sa petite sœur vienne le provoquer d’une façon aussi… Bref, vous m’avez comprise !-, la jeune fille ne put se retenir de rire légèrement ; il appréciait, c’était déjà ça de gagné et c’était, par la même occasion, une sorte de feu vert pour qu’elle puisse continuer sur sa lancée. Bon, peut-être pas, mais elle le prenait comme ça alors bon. De toute façon, elle n’avait besoin d’aucune autorisation ! Elle avait décidé que son grand-frère serait sa victime de la journée, alors ça serait le cas, point.

Dans cet esprit encore bien enfantin de la jeune Fuyu quand elle était en présence de son aîné, pouvait se mêler bien des sentiments et de ressentiments. Une hésitation constante à faire quoique ce soit ; malgré l’air effronté qu’elle donne, elle calcule tout et c’est pour cela qu’elle au un penchant particulier pour les maths. La vie n’est qu’une équation mathématique. On néglige un détail qui peut s’avérer bien utile ; les parenthèses jouent leur rôles, croyez-le ou pas. On se dit que ça n’a pas de fin et que si, nous changions quelques simples numéros, ni vu ni connu ; le suicide est l’ultime espoir de ceux qui n’en ont plus. Une équation mathématique certes, mais cela n’exclut pas le fait que cette vie soit embellit par quelques évènements intéressants ce qui la rend bien plus pétillante que des vulgaires mathématiques. Nous parlions d’hésitation, non ? Mais comme nous disons, une discussion en amène une autre. Quoiqu’il en soit, n’allez pas croire que tout ce paragraphe n’a aucun rapport avec la situation présente vu que c’est surtout cette hésitation qui régnait sur Fuyu et qui se laissait même voir à travers ses yeux sombres mais pourtant adoucis une fois portés, plongés et noyés dans ceux de son frère. Une de ses raisons de vivre, d’ailleurs. La seule famille réelle qui lui restait était sa grand-mère paternelle, et maintenant qu’elle ne pouvait même plus la voir, elle était assez désespérée pour faire quelques conneries d’adolescents. Avouons que sans Ryou, elle le ferait sans doute. Mais le jeune homme étant bien âgé, savait ce qui tourmentait l’esprit de la jeune fille et trouvait les bons mots pour la ramener à la raison. Alors oui, il est tout à fait normal qu’elle le considère comme l’une des personnes les plus hauts placés dans son estime, son cœur et sa vie.

Croyait-il qu’il allait réussir à l’avoir ce coup-ci ? Ou qu’il réussirait seulement à la perturber assez longtemps pour qu’elle perde cette partie ? Il commettait une grave erreur s’il la sous-estimait. Peut être avait-il plus d’expérience, mais n’oublions pas que Fuyu avait tout pour elle. Elle savait pertinemment l’effet qu’elle avait sur les hommes et ce n’était pas pour l’ennuyer, car elle savait s’en servir, ce corps de rêve qu’elle avait ! Malheureusement, Ryou était tout aussi attirant, voir même bien plus qu’elle. Cela ne changeait en rien le fait que si, en ce moment même, elle devait choisir avec prudence les paroles qu’elle prononcerait, elle défierait son grand-frère et l’inviterait à tenter de la leurrer au jeu qu’elle venait de lancer. Mais comme tout jeu se doit d’avoir des règles –Le but est précis, y refaire allusion ne serait pas d’une grande utilité mais rappelons-le quand même de façon à ce que ce soit clair même dans les esprits les plus « encombrés » si je puis dire ; réussir à provoquer son vis-à-vis juste assez pour le faire perdre le contrôle de soi-même- nous allons les établir de façon assez négligente. Premièrement, ne pas oubliez le lien fraternel qui les unissait. Deuxièmement, faire tout pour gagner. Troisièmement, il n’y avait pas d’autres règles à respecter ! Pour être claire, je dirai simplement : Jouons, grand-frère, jouons.

Après avoir constaté un temps de réflexion de la part de Ryou et un clin d’œil lui étant destiné, sa réponse eut pour effet de faire apparaitre quelques rougeurs au niveau des joues de Fuyu. Il l’aurait dévoré si elle n’avait pas été sa sœur… ? Vraiment ? Il allait être satisfait car la jeune fille trouva rapidement quoi lui répondre bien qu’elle avait l’intention de le faire attendre un peu. Disons surtout qu’elle n’en eut pas l’occasion après ce qui suivit. Pour commencer, il approcha son visage du sien, esquivant ses lèvres au dernier instant, laissant le cœur de la pauvre adolescente battre à la chaude, alors qu’avec une ultime sensualité tandis qu’il laissa le bout de sa langue glisser sur la joue de la jeune fille. Le voici qui vint embrasser cette même partie où avait traîné sa langue, et là, Fuyu se mordit légèrement la lèvre inférieure, devinant un sourire provocateur sur le visage de Ryou, bien qu’elle ne put le voir. Le fait de se retrouver elle aussi prisonnière du jeune homme la fit sourire, car bien que ses mains étaient maintenant dans les siennes, qu’il ne s’était pas gêné d’entrelacer ses doigts aux siens et qu’elle avait un peu du mal à ne pas lui tomber dessus vu qu’elle avait perdu l’appui de ses mains, il restait « son » prisonnier car c’était ainsi ; c’est la personne du-dessus qui mène la danse, et ce n’était pas prêt de changer !
Ce n’est pas pour dire qu’il est vraiment sadique quand il le voulait mais… Au fait si, il l’était ! Non mais il disait se retenir alors qu’il venait faire glisser une jambe entre celles de sa petite sœur en lui lançant un regard qui ne pouvait que la faire rougir brusquement ?! Avouons-le, il l’avait totalement déboussolé là ! Mais la jeune fille avait une occasion en or de es rattraper ; bien que chaque moindre mouvement de sa part fut accompagné de terribles rougeurs sur son visage qui ne semblaient pas vouloir s'estomper. Car maintenant, il attarda ses lèvres sur le coin de celles de Fuyu. Cette-dernière ne laissa pas l’hésitation omniprésente dans son esprit influencer sur sa décision. Il ne suffirait que d’une fraction de secondes, de plus, ça aurait l’effet de surprise sur son grand-frère. Mais pouvait-elle se permettre ce geste ? Ne serait-ce pas trop… D’un geste à la fois lent, délicat et sensuel, elle tourna la tête sur le coté, ses lèvres rencontrant celles de Ryou. Penchant légèrement la tête pour approuver ce doux contact, elle colla son front à celui du jeune-homme en éloignant avec la même lenteur utilisés pour l’embrasser, les deux parties de leurs visages qui furent collés il y a peu de temps alors qu’elle afficha un sourire ayant l’air de dire « Que dis-tu de ça grand-frère ? ».
Quoiqu’il en soit, Fuyu était sans doute tout aussi gênée que lui après ce qu’elle venait de faire et du coup, appréhendait un peu la réaction de son aîné. Et s’il le prenait mal ? Elle ne l’espérait vraiment pas, c’est vrai que sur le coup, elle aurait dut réfléchir un peu plus. Non mais quelle idiote ! En même temps, peut-être aurait-il été trop tard si elle aurait attendu un peu plus ? Mais ça aurait sans doute été mieux pour les deux jeunes gens ! Reprenant son calme peu à peu, Fuyu s’exclama d’une voix qui se fit cette fois-ci enjôleuse malgré les centaines de questions qui se bousculaient dans sa tête.

– Eh bien grand-frère, c’est tout ce dont tu es capable de faire ?

Elle garda la même distance réduite entre leurs deux visages, son sourire malicieux et provocateur ne la quittant plus.

Ven 6 Jan - 19:06
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Ryou Yamada
Il aimait tout particulièrement provoquer sa petite sœur, que ce soit d’une façon coquine ou non, c’était dans ses habitudes, tout simplement. Bien que parfois il essayait de se fixer des limites, il arrivait assez souvent qu’une certaine demoiselle venait piétiner ces fameuses limites sans le moindre scrupule, et c’était une chose que Ryou avait totalement oublié venant d’elle. Fuyu semblait en général s’en moquer complètement, enfin c’était l’image qu’elle laissait bien évidemment voir aux yeux des autres. Lui se doutait qu’elle n’était pas tout à fait dans ce genre, enfin, c’était ce qu’il pensait, après tout une fille est bien compliqué à comprendre.

Sa propre sœur était l’une de ces filles qui étaient difficile à cerner. Bien que dans un sens, il semblait avoir réussi à « dompter » cette personne à forte personnalité. Il n’avait pas réellement compris pourquoi elle était aussi gentille avec lui, au début de leur relation amicale. Il pensait que comme d’habitude, il avait fait quelque chose qui l’avait particulièrement touchée, sans pour autant s’en rendre compte. Mais en fait, au fur et à mesure qu’ils avaient appris à se connaître, il comprit enfin pour elle était si douce avec lui : il agissait comme un grand frère. Et c’était à partir de ce jour qu’il avait commencé à l’appeler « petite sœur ».

Comme quoi, il lui en aura vraiment fallu du temps pour comprendre ! Ce n’était pas pour rien qu’il était encore à l’école à son âge assez avancé ! Un véritable crétin comme on n’en rencontre pas deux dans une vie. Mais bon, il n’était pas du genre à s’investir durant les cours, au contraire, il était plus du genre à dormir sans le vouloir, tout cela à cause de sa fichue narcolepsie. Une maladie fort peut commune et aussi, fort peut pratique ! Quoi qu’il en soit, elle avait encore montré ses effets si terrifiant en ce jour de retrouvaille entre une sœur et un frère.

Le grand, le fort, le beau, le… Bon d’accord j’arrête. Ryou venait tout juste d’être frappé par cette maladie, pour finalement se réveiller en sursaut, comme à son habitude, mais la suite n’avait pas du tout été intercepté par le jeune homme qui se retrouva ensuite allonger dans l’herbe, sa sœur ayant prit le jeune homme pour prisonnier. Et en effet, il ne pouvait pas réellement bouger, enfin, c’était ce qu’elle devait penser. Il lui suffisait de se servir de sa force pour se libérer, mais il voulait voir ce dont elle était capable.

Bien évidemment, il n’allait pas se laisser uniquement taquiner, lui aussi allait en profiter et donc pour ce faire, il releva lentement son genou pour qu’il se glisse entre les deux jambes de la demoiselle, sans pour autant penser aux conséquences que cela aurait pu avoir sur celle-ci. Et bien sûr, pour se rendre un peu plus coquin et sadique à la fois, il alla embrasser dangereusement le coin des lèvres de celle qu’il considérait comme sa petite sœur, une sœur qu’il avait toujours rêvé d’avoir durant son enfance et sa solitude qui l’avait frappé autrefois.

Après tout, il avait vécu durant presque douze ans seul, étant donné qu’il était un simple orphelin. Quoi qu’il en soit, c’était principalement ce qui avait causé le comportement de ce jeune adulte, en gros, la sympathie et surtout, le fait qu’il est souvent sur-protecteur avec les êtres qui lui sont précieux. Il n’allait pas changer pour autant d’ailleurs, c’était un garçon qui ne pouvait fermer les yeux devant les actes de certaines personnes, il devait donc se montrer un peu sévère, même si cela pouvait souvent, voir même très souvent, agacer les gens qu’il connait si bien. Il avait déjà eu plusieurs prises de tête avec sa sœur, et cela continuerai sans doute à l’avenir.

Dans tous les cas, oublions ce genre de petits détails. Un nouveau problème semblait se profiler à l’horizon, un problème d’ordre majeur qui plus est ! Après avoir laissé ses lèvres s’aventurer très dangereusement trop proche de celles de sa sœur, cette dernière profita de la situation pour tourner la tête et ainsi pouvoir sceller leurs lèvres à tous les deux. C’était vraiment ennuyant… Certes il ne trouvait pas déplaisant le fait d’embrasser une si jolie demoiselle, mais il y avait une raison bien spécifique qui faisait que cela rendait ce moment qui aurait dû être plaisant… Embêtant.

Ils étaient frères et sœurs ! Certes, ils ne l’étaient pas par le sang, mais Ryou la considérait comme tel, il était donc hors de question qu’il continue se genre d’acte incestueux et qu’il ne trouvait pas fort respectable en tant qu’homme. Une fois qu’elle rompit cette embrassade et qu’elle lui offrit l’un de ses fameux sourires provocateurs, et qu’elle avait également apposé son front au sien, il s’empressa de tourner le visage sur le côté, ne voulant pas la regarder dans les yeux en ce moment. Il était à la fois honteux, mais aussi de la gêne.

C’était assez embarrassant pour lui, et il n’arrivait clairement pas à le cacher. Cela l’énervait presque pour être honnête. Il l’avait mal prit, que voulez-vous dire de plus. Ensuite, aux mots de la demoiselle, il ne pu s’empêcher cette fois de froncer les sourcils et de grincer des dents légèrement. Après tout, elle continuait à le provoquer, alors que lui avait plutôt envie de la gronder une bonne fois. Après tout, c’était peut-être ce qu’elle méritait pour s’être comporté de la sorte, non ? C’était une vilaine fille, Ryou ne pouvait le nier !

« C’est tout ce dont je suis capable, oui. Je n’irai certainement pas plus loin non plus… Ce sont des choses qui ne se font pas entre frère et sœur tu le sais ça ? »

Après ses propres mots, il se libéra de l’emprise de sa petite sœur, pour ensuite la repousser lentement, sans pour autant se montrer trop brusque ou trop violent. Il se repositionna en tailleur sur l’herbe, le tout en tournant la tête sur le côté. Il alla même jusqu’à lui tourner le dos, histoire d’exprimer son mécontentement avec un peu plus de poids.

Sam 7 Jan - 13:00
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Fuyu Kodoku
Une pauvre idiote ! Et encore, c’est bien peu dire. Pourquoi avait-elle fait ça ? Un mélange d’insouciance, de gaminerie et de curiosité, sans doute. Ce n’était pas une raison assez valable pour justifier le baiser qu’elle venait d’échanger avec Ryou. Son grand-frère. Elle se doutait bien qu’il allait mal le prendre, et d’ailleurs il avait toutes les raisons du monde de se méprendre sur ce rapide échange et de se mettre en colère. Bien que sincèrement, ce n’était qu’un vulgaire baiser pour Fuyu. Elle l’avait fait tellement de fois qu’elle n’accordait quasiment plus de valeur à ce geste. Et en plus, elle n’avait jamais eu à se faire pardonner pour avoir embrassé quelqu’un ! Pas que ce ne fut pas agréable, mais surtout perturbant et de ce fait, le plaisir s’envolait. La jeune fille détourna immédiatement le regard et le jeune homme la repoussa doucement en prenant une position assise, lui tournant la tête et allant jusqu’à lui tourner le dos. L’adolescente ne lui en voulait pas –Il ne manquerait plus que ça, à vrai dire !- bien qu’elle trouvait cette attitude bien enfantine. Immature aussi, peut-être ? C’était une façon d’exprimer un peu plus son mécontentement. Les paroles de Ryou le firent frissonner de parts et d’autres. Mais ce ne fut pas un frémissement plaisant, mais bien désagréable, faisaient remonter des remords de l’adolescente à la surface. Étant la seule personne de ce pensionnat en qui elle avait une confiance aveugle, imaginez seulement toutes les idées qui lui traversèrent l’esprit !

Fuyu posa lentement sa main droite sur l’herbe fraîche et racla la terre à l’aide de ses ongles, déglutissant faiblement. Son regard il y a peu étincelant devint vitreux, son visage livide et ses membres tremblotants. Un manque de confiance en soi mélangé à une atroce sensation de solitude. Elle l’avait déjà ressenti, c’était loin d’être nouveau pour elle. Ses idées s’éloignèrent alors de la « bêtise » qu’elle venait de commettre pour s’enfoncer plus loin, dans le ténébreux passé qu’elle avait connu. Elle revit sa mère, son père et par la même occasion la douleur. Ensuite son frère souriant, pour enfin le voir gisant au sol dans un bain de sang. Elle avala difficilement sa salive en clignant plusieurs fois des yeux. Ceux-ci se reposèrent lentement sur Ryou tandis qu’elle baissa la tête ; confuse, navrée et tout ce qui suit. Elle amena ses jambes à sa poitrine, les entoura de ses deux bras et déposa sa joue gauche sur ses genoux, son regard fixant l’horizon. Recroquevillée sur elle-même, elle se remémorait chacun des mots qu’avait prononcé son frère à son égard, ceux-ci ayant l’effet d’un coup de poignard en plein cœur. Jamais elle n’avait ressentis un tel vide en elle en présence de Ryou. Même quand ils se disputaient –Ce qui se faisait souvent, je tiens à le signaler- elle n’avait pas cette envie de… De pleurer ? Elle eut mal à la gorge soudainement mais n’y prêtant pas grande attention, elle ferma les yeux. En présence de son véritable défunt aîné, elle n’avait pleuré qu’une seule fois et il lui avait dit de cesser, de se montrer plus forte, que ça allait passer. Que tout passait, y compris elle. Bien qu’elle ressentit l’envie de laisser ses larmes couler, elle n’en fit rien. Ce n’était pas de ses habitudes et il était hors de question de faire ce genre de choses, surtout en sa présence à lui. Oui, je parle bien de Ryou. Pourquoi ? Ça n’en valait pas la peine, voilà tout. Elle avait commit une erreur, et elle en subissait les conséquences, un point c’est tout. Il n’y avait pas là de quoi, en faire un drame. Elle avait toujours fais face à ses responsabilités, parfois mieux que d’autres, mais la question n’était pas là ! L’idée de pleurer la figea intégralement, néanmoins. Depuis quand était-elle devenue si… Faible ? Il était temps de se reprendre en main, et vite.

Desserrant la main droite pour laisser la terre s’échapper de celle-ci, elle fixa attentivement la gauche –Dans sa position actuelle, c’est tout ce qu’elle pouvait voir. Elle serra le poing lentement avant de le cogner au sol. Elle avait ce tic depuis son enfance ; frapper dans quelque chose de dur jusqu’à ce que mains deviennent rouges, ou même saignent. On lui avait appris que pour oublier une douleur, il suffisait de s’en assener une plus grande. Une douleur physique, pour être plus juste. C’est ce qu’elle avait toujours fait et c’est ce qu’elle fit en ce moment même. Elle se contenta de trois coups plus ou moins violents et constata qu’elle avait un peu de mal à bouger les doigts. Ce n’était pas assez mais elle allait s’en contenter avant de paraître pour une folle ! Ce qui, au fond, n’était pas vraiment faux, mais passons. Bien que là encore, le terme était faible. Laissant sa main reposer à-même le sol, elle posa son regard sur Ryou en redressant doucement la tête, baissant les yeux bien rapidement avant d’articuler une phrase plus ou moins correcte.

– Je sais, oui… Je ne… G-Gomenasai…

D’une voix tremblante, elle ajouta un « grand-frère » mais elle doutait que son interlocuteur ait entendu ses derniers propos. Elle n’avait jamais autant hésité et bégayait en une phrase. En même temps, depuis son arrivée au pensionnant, elle ne s’était jamais sentis aussi… Elle ne savait comment se qualifiait. Gamine ? Idiote ? Nouvelle déglutition suivit d’un léger soupire. Elle reposa calmement sa tête sur ses genoux, et laissa son regard passer d’une émotion à l’autre. En moins de temps qu’il n’en fallut pour le dire, ses yeux exprimaient une certaine tristesse, ensuite une culpabilité, puis de la colère –Contre elle-même, bien entendu- et soudainement, un vide sans pareil. De l’indifférence, de la distance, de la froideur. Du chaos. Pourquoi ? Elle était simplement dans ce genre d’état où elle espérait que personne ne la verrait ainsi. Elle prit garde à garder son regard rivé sur sa main, tandis qu’elle essaye de paraître de nouveau « humaine ». Pour la première fois depuis la mort du seul réel membre qu’elle considérait de sa famille, elle eut peur. Elle avait peut-être dépassé les limites, cette fois-ci ? En même temps, elle n’avait pas de limites, elle. N’obéissant qu’à ses propres règles, elle ne s’en fichait que trop des répercutions de ses actes. Mais là, c’était différent. Ce n’était plus d’elle ou d’une vulgaire victime à ses yeux dont il était question, mais de Ryou. Qu’allait-il se passer ? Elle serait prête à tout pour se faire pardonner, mais elle ne savait comment s’y prendre. De toute façon, elle était bien là. Elle se remémorait des émotions qui l’avaient déserté, et elle se sentait vaciller, perdre le contrôle d’elle-même, capable de chuter et de tout perdre en si peu de temps. Un sentiment de déstabilisation qu’elle ne saurait mieux exprimer qu’avec du sadisme. Sans doute car elle avait prit habitude d’être « méchante ». La jeune fille était bien difficile à déceler, décidément. Fermant les yeux vu le fait que son regard était toujours aussi peu humain, elle posa son front sur ses genoux et commença à agiter doucement ses doigts, de façon à retrouver leur usage un peu plus rapidement, bien que plus douloureusement. Après quoi, elle se mit à les tortiller dans tous les sens, serrant doucement les dents vu la douleur. Mais elle ne pensait plus à ça. Même cette dite douleur ne lui procurait pas un effet de souffrance. En un mot, ses songes se résumaient à Ryou.

Et si elle le perdait ? C'était peut-être abusé, là encore. Ou peut-être pas. Elle n'en savait rien, et s'impatientait. Et maintenant ?

Mar 24 Jan - 14:29
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Ryou Yamada
Pourquoi avait-elle donc fait cela, alors qu’il n’avait strictement rien voulu ? Il se posait toute sorte de question sans pour autant en trouver les réponses. Des questions qui n’avaient ni queue ni tête et surtout que très peut d’importance par moment. Mais celle qui persistait malgré tout et qui se faisait insistante pour une fichue réponse était celle-ci : Pourquoi l’avait-elle embrassée et aussi, provoqué ensuite ? Il n’aurait sans doute pas la réponse tout de suite, et cela lui importait que peut, mais il savait qu’il se devait d’obtenir cette fameuse réponse à un moment ou à un autre.

Il n’avait bien évidemment pas l’intention de lui crier dessus ou encore moins de lui coller une gifle monumentale, car après tout ce n’était pas du tout ce qu’elle méritait. Juste une petite leçon de bonne conduite peut-être. Certes parfois il jouait les pervers, mais il n’avait jamais prit en compte l’option « embrassade » dans ses fonctionnalités supplémentaires. En gros, il ne faisait que l’embêter jusqu’à ce petit incident. Tout ce qu’il voulait, c’était la faire rougir et la provoquer juste un peu, mais pas aller aussi loin, certainement pas !

Quoi qu’il en soit, il était vexé et aussi haineux, il ne l’avait pas caché dans son comportement suite à ce baiser ni même dans ces paroles. Il trouvait cela « sale » et assez impoli. Cela ne se faisait pas, surtout entre frère et sœur ! À la limite, s’ils avaient été de simples amis à la base, jamais il n’aurait eu cette réaction, mais dans ce cas là, ce n’était pas acceptable selon lui. Et pour cela, il était même prêt à lui faire la gueule pour une bonne semaine, sauf si elle réussissait à le faire craquer comme elle le faisait si bien habituellement… Après tout, il l’adorait énormément…

Et bien évidemment, il ne voyait pas tout ce qu’elle était en train de faire dans son dos, commençant à essayer d’oublier la douleur causé par cette remarque à l’aide d’une autre source de douleur qui se trouvait être physique. C’était logique qu’il ne puisse voir rien, étant donné qu’il lui tournait actuellement le dos. Mais après un court instant, une fois qu’il entendit sa voix, il tourna la tête vers elle, pour la regarder d’un air assez surpris qu’elle s’excuse aussi rapidement. Il la fixait longuement, observant dans quel état elle se trouvait. Il commençait à se sentir coupable, énormément coupable.

Après tout, il n’y avait pas été par quatre chemins, le garçon s’était montré plus que froid envers elle, alors qu’il l’appréciait énormément… Il s’en voulait déjà alors que cela ne faisait seulement que quelques instant qu’il l’avait « engueulé » si on pouvait dire cela… Et sans plus attendre, alors qu’il se sentait toujours autant responsable de l’état « second » de la demoiselle, il se redressa lentement et s’approcha d’elle, avant de se mettre à genoux et enfin, glisser une main dans sa nuque et l’autre dans son dos pour la serrer contre lui, fermant lentement ses yeux.

« Excuses-moi, Fuyu. J’ai été un peu trop cruel… Tu ne méritais pas que je te rende triste… Alors s’il-te-plaît, ne fais plus cette tête… »

Évidemment qu’il s’en voulait, il n’aimait réellement pas voir sa petite sœur dans un état aussi… Attristant. Certes elle l’avait été durant un long moment, avant qu’il n’arrive dans sa vie, mais il s’était accroché à ce sourire qu’elle affichait en sa présence, il était donc hors de question pour ce jeune de la voir déprimer à cause de lui surtout ! C’était le pire des scénarios qui puisse exister. Il ressentait donc le besoin de s’excuser, et surtout de la pardonner en réalité. C’était pour ces raisons qu’il l’avait prise dans ses bras. Que voulez-vous, c’est un grand-frère attentionné !

Ryou la gardait longuement contre lui, alors qu’il commençait à lui caresser le dos d’une main chaude et tendre, celle qui venait vous réconforter lorsque vous allez mal. Cette main qui veut souvent dire « ça va aller, ne t’inquiète pas » et toute sorte de choses dans le genre. C’était le « job » d’un grand frère que de rassurer la plus petite, l’aider à sourire et la consoler. En général, le narcoleptique était le premier à réagir aux sautes d’humeur de sa sœur qu’il estimait plus qu’important. Ce qui faisait de lui, un grand frère exemplaire. Tout ce qu’il lui manquait, c’était peut-être un lien par le sang.

Mais bon, cela n’était pas du tout important. Il était la dernière personne ayant survécu dans sa famille, ses parents étaient morts et il n’a jamais connu ses grands-parents, étant donnés qu’ils étaient tous morts également. C’était le seul et l’unique homme qui avait gardé vie dans cette famille : un immense privilège ! Quoi qu’il en soit, il voulait absolument qu’elle sourit à nouveau, elle ne méritait pas ce qu’il lui avait dit quelques instants plus tôt, et elle ne méritait pas non plus qu’il lui en veuille. Elle était bien trop gentille que pour subir ce genre de choses !

« Aller… Souris ! » Avait-il dit en lui embrassant la joue tendrement.


Sam 28 Jan - 21:58
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Fuyu Kodoku
La réponse à la question qui ne cessait de la tourmenter surgit soudain dans l’esprit de Fuyu. Pourquoi l’avait-elle embrassé ? Non, ce n’était pas par envie. Bien que ce contact fût plaisant, ce n’était pas pour ça qu’elle l’avait fait. Elle s’était retenue des dizaines de fois, et ce, en étant en présence de jeunes hommes de son âge, ce n’était sûrement pas face à son grand-frère qu’elle céderait. Un simple réflexe ? Une excuse parmi tant d’autres. De la provocation ? Elle aurait très bien pu parvenir à ses fins en utilisant d’autres moyens. Elle ne l’avait embrassé que par pu caprice. Un caprice d’adolescente qui voulait avoir le goût des lèvres d’un homme plus âgé. Elle n’aurait pas dû, elle en était consciente désormais. Mais elle n’avait plus d’autres échappatoires, elle n’avait qu’une seule solution. Assumer. Les esprits de la jeune fille s’étant assez remis en place pour établir une réponse plus ou moins claire, ils le furent d’autant plus pour répondre à la seconde question s’étant installée sans aucun doute dans l’esprit de Ryou. Pourquoi l’avoir provoqué juste après. Et bien, pour la simple et bonne raison que c’était ce qu’elle faisait quand elle était dans le doute et qu’elle appréhendait. Elle tentait de se prendre au jeu, et avec sa maîtrise de soi, ça ne lui posait pas le moindre problème. Néanmoins, cette fois-ci, il aurait peut-être mieux valu qu’elle s’excuse dès le début. Que c’était compliqué. Qu’il était compliqué à s’emporter pour si peu. Quelle manière de réfléchir compliquée qu’elle possédait là. Cela n’importait plus, le mal était fait. Le tout était de se faire pardonner. Se faire pardonner d’avoir été aussi impulsive et si peu mâture. Elle n’osait même pas imaginer ce que ressentait Ryou, tant elle était gênée par son comportement si enfantin.

Après tout, elle l’avait bien assez payé. Entendre l’une des seules personnes qu’elle aimait encore lui parler sur ce temps, et employant ses termes, finit de détruire le peu d’humanité en elle. Elle était prête à faire face à ses responsabilités, mais elle ne s’attendait pas à cela. Elle fut certes, un peu gamine, mais de tels propos n’étaient pas réellement les bienvenus. Malgré tout, elle avait réussit à balbutier un semblant d’excuses. Elle ne l’avait jamais fait aussi rapidement, mais en même temps, jamais sa faute ne fut aussi grave. Elle espérait seulement que son grand-frère la pardonne. Elle était prête à tout supporter cette fois-ci. Qu’il s’en aille sous l’effet de la colère, qu’il réponde froidement, peu importait à Fuyu. Tant qu’il lui pardonnait, il pouvait faire ce que bon lui semblait pour la « punir ». Ryou était comme son grand-frère défunt. Ce-dernier, elle n’aurait jamais osé l’embrasser. Mais en même temps, ce fut un lien plus fort qui les unissait. Le lien du sang. En aucun cas, elle n’avait pensé charmer son aîné par titre affectif, n’ayant même pas daigné penser à l’éventualité qu’elle l’aimait. L’ayant déjà expliqué plus haut, ce n’était qu’un caprice. Justifié ou pas, le fait est là. Avouons que si c’était Ryou qui l’avait fait, Fuyu n’aurait pas réagit ainsi. Peut-être n’aurait-elle pas aimé, mais elle n’aurait sûrement pas eu cette réaction. Du moins, c’est ce qu’elle pensait, car pour le moment, elle n’était pas vraiment en position de réfléchir à cela.

Mais quelle serait l’issue de cette situation des plus embarrassantes ? Fuyu appréhendait toujours. Son regard s’était apaisé, elle avait donc relevé la tête. Ses yeux restèrent river sur le sol, le voile d’un sentiment lui étant étranger prenant le règne de sa vison en la brouillant. La peur. Se faisant de plus en plus ressentir, la jeune adolescente laissa un sourire prendre place sur son visage. Un sourire moqueur. Elle se moquait d’elle-même. Sa grand-mère lui avait apprit quelques chose. Celui qui se fait mal de ses propres mains, n’a pas à qui se plaindre. Elle n’avait qu’à endosser les répercutions de ses actes, sans protester, sans revendiquer et sans gémir. Reste debout, encaisser tous les coups, garder les yeux ouverts et ordonnant à ses jambes de ne pas faiblir, tels son cœur qui s’était volontairement endurci pour faire endurer ses souffrances à son frère. Il devait se sentir bien mal à l’aise, et ce n’est pas ce qu’elle avait espérer. Pas le moindre du monde.

Il se retourna lentement vers elle. Fuyu sentait son regard peser sur elle, mais elle ne releva aucunement le sien. Comment le pourrait-elle ? Elle devinait sa surprise. Ne s’étant jamais excusé aussi vite, comme cité plus haut, Ryou ne devait pas vraiment comprendre. Il se redressait. Il se levait. Il s’approchait. Le cœur de Fuyu s’emballait, battant à tout rompre. Elle ne bougea pas pour autant, fermant les yeux le plus fort possible, semblant espérer se réveiller de ce rêve. Ou de ce cauchemar. Qu’allait-il faire ? Passer près d’elle sans un mot, sans doute. C’était à cela que s’attendait l’adolescente, et à rien d’autre. Quand le jeune homme se laissa tomber à genoux près d’elle, ce fut soudainement un autre sentiment qui vint prendre place sur son visage, mais elle ne sautait l’expliquer par un autre mot que l’hébétement. Il glissa une main sur sa nuque, et l’autre dans son dos avant de l’attirer vers lui, en la serrant tendrement contre lui. Il devait arrêter. Fuyu ne méritait pas ça, il devait cesser immédiatement ! La jeune fille ouvrit lentement les yeux, sans réagir. Mais pourquoi faisait-il ça ? Les paroles de son grand-frère glissèrent dans ses oreilles, répondant par la même occasion à sa question. Cruel ? Fuyu ne savait pas quoi répondre. Une soudaine envie de pleurer lui revint, mais elle s’en abstint. Elle ne désirait pas montrer autant sa faiblesse.

Il se sentait coupable. Cela ne fit qu’accentuer la douleur de la jeune fille, car en plus de l’avoir mis dans une situation déconcertante, elle avait aussi réussi à faire naître le remord dans l’esprit de son grand-frère. Cette main si réconfortante faisait du bien à l’adolescente, la consolait en quelques sortes en la poussant à ne plus s’inquiéter. Effectuant des va-et-vient lents, le jeune homme arrivait très bien à se servir de cette partie de son corps, placée au niveau du dos de sa cadette. Elle ne pouvait pas rester ainsi, telle une sans cœur, elle avait dût supporter ce surnom trop longtemps déjà. Hésitante, elle enroula ses deux mains autour du coup de son frère et alla poser son menton dans le creux de l’épaule de ce-dernier. Elle déglutit faiblement, ouvrit la bouche pour parler, mais constant qu’aucun son ne s’en échappa, elle préféra simplement se serrer d’avantage à lui. Au bout de quelques instants, elle réussit à trouver une phrase qui conviendrait, mais ce fut d’autres mots qui filtrèrent d’entre ses dents, d’une voix enrouée, telle celle d’une adolescente coupable, suppliant la personne qui braquait sur elle une arme, de tirer.

– Ne t’excuse pas Ryou… Je suis fautive, et ne demande aucunement ta compassion et encore moins la naissance de remord en toi. Je désire juste me faire pardonner… Grand-frère.

Sur ce dernier mot composé, elle enfouit sa tête dans le coup du jeune homme, comme encore plus honteuse. Elle passait désormais pour l’enfant incapable de s’assumer. Il semblerait qu’en ce jour, elle ne faisait qu’enchaîner les mauvais choix et les erreurs. Mais que pouvait-elle bien faire désormais, à part voir son aîné lui succomber ? D’habitude, elle était plutôt amusée et satisfaite de son coté manipulateur qui se manifestait sans qu’elle ne daigne lui en donner l’autorisation. Mais pas là. Elle n’appréciait pas particulièrement que Ryou lui cède. Pas maintenant. On lui avait toujours appris qu’on ne pouvait pas fuir, et que tôt ou tard, on payerai pour nos erreurs. Il était temps pour elle de faire face aux siennes, et le plus tôt serait le mieux.

Il croyait qu’elle était une fille bien. Il croyait qu’elle était gentille. Il se trompait. Fuyu n’était pas comme ça. Elle était même tout le contraire. Agaçante et possessive, par-dessus le marché. Elle désirait juste prendre conscience de la gravité des choses. Étrange ? Nullement. Elle fut élevée ainsi, alors elle appliquait ses règles de survie, tout simplement. Mais Ryou ne semblait pas de cet avis. Effectivement, il vint lui embrasser tendrement la joue en lui demandant de sourire. Il en était simplement hors de question ! Elle se fichait de connaître les raisons pour lesquelles son frère désirait la voir souriante, elle ne le serait pas. Pas aujourd’hui. Pas après ça. Se redressant, elle retira ses bras d’autour de son coup avant de secouer négativement la tête en baissant les yeux, gardant cette fois-ci le silence. Elle en avait fait bien assez comme ça.


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Petite pause après l'effort ! [PV : Fuyu Kodoku]

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